Issue de l’EPFL et également sélectionnée par Venture Leaders, Saman Tree Technologies développe un nouvel outil de technologie médicale, destiné à la chirurgie endoscopique. «Il s’agit d’un microscope permettant, grâce à une micropuce, d’obtenir une image de haute résolution sans perdre en surface d’observation», explique Davor Kosanic, cofondateur de Saman Tree Technologies avec Bastien Rachet.

La technologie se base sur un procédé de microtechnologie en lieu et place d’une lentille optique. «Le gastro-entérologue peut ainsi procéder à une histologie in vivo», résume Davor Kosanic, chercheur au Laboratoire de chimie physique des polymères et membranes de l’EPFL. «L’idée est d’amener directement l’outil du pathologue au bout de l’endoscope. Le chirurgien peut ainsi évaluer plus précisément le stade et la dangerosité d’une tumeur.» Actuellement, cela se fait en deux temps. Il y a d’abord un prélèvement des tissus suspects puis une analyse en laboratoire.

Alors que l’imagerie endoscopique conventionnelle travaille dans le domaine du millimètre, la nouvelle technologie optique devrait permettre de passer au-dessous du micromètre, soit un champ d’activité plus petit qu’une cellule vivante. «En observant la structure cellulaire, notre microscope devrait permettre de détecter des tumeurs précoces qui ne peuvent pas être repérées avec des techniques d’endoscopie traditionnelles», affirme Davor Kosanic, cofondateur de Saman Tree Technologies, une start-up soutenue par les laboratoires des professeurs Horst Vogel et Jürgen Brugger ainsi que les bourses du programme Systems X et la Fondation Gebert Rüf.

Le prototype académique est désormais terminé. L’équipe travaille actuellement à la miniaturisation de l’instrument pour adapter ce nouveau microscope aux endoscopes. Des négociations sont en cours avec des partenaires industriels afin d’envisager des essais cliniques en 2013. D’autres applications sont d’ores et déjà envisagées, notamment dans le contrôle qualité ou la surveillance de culture cellulaire.