Au total, 3390 faillites d'entreprises ont été dénombrées sur les six premiers mois de l'année. L'augmentation de faillites s'élève à 10% en comparaison à la moyenne d'avant la pandémie, soit les exercices 2018 et 2019. Le secteur des services a été particulièrement touché, avec une hausse de 40% par rapport à avant la pandémie.

Creditreform explique ce chiffre par le nombre important de sociétés créées avant la crise. Nombre d'entre elles ont survécu grâce aux aides de l'Etat pendant la pandémie, mais sont rattrapées par la réalité du marché. Les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration ainsi que de l'agriculture sont en revanche largement épargnés.

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La progression de l'inflation qui pèse sur le pouvoir d'achat des ménages, les problèmes d'approvisionnement, la hausse des prix de l'énergie, la guerre en Ukraine et l'affaiblissement de l'euro sont autant de facteurs d'inquiétude pour les entrepreneurs, indique le communiqué. Le spectre d'une nouvelle mutation du coronavirus à l'automne est également à prendre un considération.

Recul des nouvelles entreprises

Compte tenu du recul de 9% de la consommation des ménages, Creditreform émet l'hypothèse que dans ce contexte d'explosion du nombre de faillites, les offices des poursuites et faillites fassent traîner les procédures contre les particuliers.

Au chapitre des créations d'entreprises, 25 445 nouvelles sociétés ont été inscrites dans les différentes registres du commerce, ce qui correspond à un recul de 3,8% sur un an. Le nombre de radiations est quant à lui est comparable à celui de l'an dernier, toutes raisons confondues.

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