«Novartis Nyon peut être sauvé», affirme le syndicat Unia à l’issue de l’assemblée du personnel de Novartis qui a accepté, vendredi, les propositions contenues dans un document de 80 pages.

«Nous sommes parvenus, avec l’aide des cadres et des employés de l’usine de Nyon, à trouver un potentiel d’économies de 50 millions de dollars par an», explique Jean Kunz, secrétaire régional d’Unia. Si ces propositions, basées sur différents scénarios, sont considérées comme réalisables et leur calculation jugée exacte par la direction générale de Novartis, on peut penser que l’usine de Prangins sera sauvée. En effet, Joe Jimenez, patron de Novartis, a affirmé au Temps le 18 novembre qu’il estimait les économies nécessaires à 50 millions de dollars par an, et non à 24 millions, selon l’estimation initiale des syndicats.

Cette somme représente l’économie annuelle qui serait réalisée en fermant le site de Nyon-Prangins spécialisé dans la production de médicaments délivrés sans ordonnance (OTC). Joe Jimenez a également déclaré au Temps que Novartis est prêt «à apporter sa contribution», en laissant entendre qu’il entrerait en matière sur des propositions du personnel inférieures à 50 millions de dollars.

De plus, le document présenté hier à Nyon ne comprend pas le volet d’avantages «macroéconomiques» en discussion avec les autorités vaudoises et le Secrétariat d’Etat à l’économie. Le contenu exact des propositions, qui touchent notamment «l’optimisation des lignes de production» et le rapatriement de travail effectué par des sous-traitants, est confidentiel. Le document sera soumis à la direction de la division OTC le 16 décembre. Une réponse de la direction générale du groupe est attendue mi-janvier 2012.