Le classement des universités paru début novembre dans le Times Higher Education Supplement (THES)réserve des surprises. Si ce classement fait toujours la part belle aux universités anglo-saxonnes, Harvard en tête, suivie à égalité par Cambridge et Oxford, toutes les universités suisses ont, elles, été recalées de plusieurs dizaines de rangs par rapport aux résultats de 2006. Ainsi l'EPFZ est passée du 24e au 42e rang, l'Université de Genève du 39e au 105e, l'Université de Bâle du 75e au 114e et l'EPFL du 64e au 117e. Sans parler de l'Université de Zurich, reléguée à la 140e place.

Que s'est-il passé? La qualité des hautes écoles universitaires se serait-elle effondrée en un an? «Pas du tout, rassure Ben Sowter, responsable de la recherche chez QS, le réseau des études supérieures, qui a réalisé ce classement pour le compte du THES. Nous avons tout simplement changé notre méthodologie afin de la rendre plus stable dans le temps, et plus fiable.»

Le poids des critères

En l'occurrence, le poids des différents critères à l'intérieur du classement a changé. Parmi ceux-ci figurent l'opinion des pairs, c'est-à-dire des autres universités, l'avis des employeurs, le nombre de citations d'articles scientifiques ou le caractère international des corps enseignant et estudiantin.

La pondération du critère dans lequel les institutions suisses excellent particulièrement, c'est-à-dire l'internationalité des membres des écoles, a été réduite relativement à la méthodologie utilisée en 2006. En revanche, le critère du nombre de citations où la Suisse est moins bien notée - seules les Universités de Genève (26e) et de Zurich (9e) se trouvent parmi les 50 premières - a gonflé en importance.

«Cela dit, les universités suisses restent excellentes. Cinq d'entre elles se retrouvent parmi les 200 meilleures du monde. Seuls huit pays font mieux et seuls douze pays se retrouvent dans les 50 premiers», commente Ben Sowter. On respire.