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Le CP Berne pourra compter sur un nouveau diffuseur, dès la saison 2017/2018. UPC promet plus de caméras, plus de statistiques et plus de proximité avec les acteurs que ce que propose l'offre actuelle de son concurrent, Teleclub.
© ALESSANDRO DELLA VALLE

Médias

UPC créé une chaîne sportive pour diffuser le hockey sur glace

L’opérateur a ravi les droits TV à Teleclub. Il promet une nouvelle ère pour le sport suisse. Une ère où, pour l'instant, le football brille par son absence

Le hockey sur glace change de mains. Et il va aussi changer de dimension, a promis mercredi 6 juillet le patron de UPC, Eric Tveter. «C’est un moment historique en Suisse et un grand jour pour nous. C’est l’aboutissement d’un combat long de sept ans», a-t-il expliqué, lors d’une conférence de presse organisée à Berne par l’opérateur.

Le concurrent de Swisscom dans la télévision numérique lui a ravi les droits du hockey sur glace. A partir de la saison 2017/2018, et pour les cinq suivantes, les matches de Fribourg Gotteron, de Genève Servette, du Lausanne HC et des autres clubs du pays – y compris dans les ligues inférieures, seront diffusées sur MySports.

Moins chère et plus complète

Mysports, c’est le nom de la nouvelle chaîne créée pour l’occasion. Elle sera lancée à l’été 2017, avec trois studios – un dans chaque région linguistique – et sera d’abord concentrée sur son produit phare, le hockey sur glace. Avec «plus de caméras, plus de statistiques, plus de rendez-vous et plus de proximité avec les acteurs de ce sport». Une courte vidéo a laissé entrevoir que du handball, du basketball, de l’athlétisme ou du curling pourraient faire partie de la future offre.

Mercredi, aucun responsable de UPC n’a toutefois voulu confirmer de quoi d’autre la chaîne serait faite. On ne connaît pas non plus son prix. Mais l’on sait déjà qu’un match par semaine sera diffusé gratuitement. Comme aujourd’hui, la SSR continuera de disposer de certaines images et diffusera aussi certains matches des play-off et de l’équipe nationale.

Le bouquet Mysports sera composé d’un canal basique et de plusieurs canaux premium. «Les tarifs seront plus bas que ce qui existe aujourd’hui, a assuré Eric Tveter. L’idée est de convaincre de nouveaux clients». Mysports atteindra 3 millions de ménages, soit 85 à 90% des foyers suisses, assure UPC.

C’est notamment son taux de pénétration, ajouté à celui de ses quatorze partenaires – dont Netplus et Citycable, qui a convaincu la fédération suisse de hockey, lors de la mise aux enchères des droits. Le projet rédactionnel et le montant – un total de 35,4 millions de francs par an – ont aussi pesé dans la balance a exposé son directeur, Florian Kohler.

L’incertitude du ballon rond

L’incertitude la plus flagrante, c’est le football, dont les droits pour la Suisse sont détenus par Teleclub, propriété de Swisscom. Les droits du football suisse, eux, ont été remis aux enchères par la Swiss Football League cet été. Et c’est Swisscom qui les a à nouveau remporté, jusqu’en 2021.

Leur mode de distribution fait l’objet d’un conflit entre les deux concurrents, UPC considérant que l’opérateur historique détient un monopole injustifié sur la vente des matches à l’unité. Sanctionné d’une lourde amende par la Commission de la concurrence, l’opérateur historique ne se voit toutefois pas obligé de changer de position.

Lire aussi l’interview d’Eric Tveter: «UPC tient le choc face à Swisscom»

Eric Tveter n’en a pas parlé mercredi mais, désormais, UPC aussi dispose d’un atout dans sa manche. Sera-t-il, lui, disposé à vendre ses matches de hockey à l’unité à la concurrence? Son service de presse répond que «cette possibilité est envisagée» mais que les offres doivent encore être finalisées. Il indique aussi que des contrats de distribution ont déjà été conclus avec sa quinzaine de partenaires. Pour l’instant, personne ne parle de matches à l’unité, ni de Teleclub.

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