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La banque en mains de la famille Safra est passée de 131 milliards de francs d'avoirs sous gestion fin 2013, l'année de la fusion avec Sarasin, à 170 milliards fin 2017.
© David Wagnières

Banques

La vague d'acquisitions de Safra Sarasin a porté ses résultats en 2017

L’établissement bâlois a augmenté son bénéfice de 25% en 2017, à 315 millions de francs, pour des avoirs sous gestion de 170 milliards (+14,5%)

En plus des marchés porteurs, J. Safra Sarasin a bénéficié en 2017 de «la transformation structurelle menée ces dernières années à travers notre expansion géographique et nos acquisitions», explique au Temps son président, Ilan Hayim. La banque bâloise a dégagé un bénéfice net de 315 millions de francs l’an dernier (+25%), pour des avoirs sous gestion de 170 milliards (+14,5%). Au rythme d’une acquisition par année en moyenne, la banque en mains de la famille Safra est passée de 131 milliards de francs d’avoirs sous gestion fin 2013, l’année de sa fusion avec Sarasin, à 170 milliards fin 2017.

Parmi les deux opérations effectuées en 2017, seule l’acquisition de Credit Suisse Monaco se reflète dans les résultats publiés hier. J. Safra Sarasin gère dorénavant plus de 10 milliards de francs dans la Principauté. Annoncée en octobre dernier, la reprise des activités de gestion de la banque Hapoalim en Suisse et au Luxembourg devrait ajouter 5 à 7 milliards d’avoirs supplémentaires dans les chiffres 2018 et fournir une présence physique à Tel-Aviv. L’an dernier, l’établissement très présent à Genève a aussi ouvert une antenne au Mexique et demandé une autorisation pour s’implanter en Chine, à Shanghai. Il s’est en revanche retiré du marché allemand de la gestion privée.

Plus de 100 gérants embauchés

L’augmentation de la masse sous gestion résulte aussi de l’engagement de plus de 100 chargés de clientèle au niveau global. Selon Ilan Hayim, les effets de cette politique se sont fait ressentir tout d’abord en Asie (où le groupe gère plus de 18 milliards, avec environ 250 employés), puis en Europe et sur la clientèle moyen-orientale (qui représente environ 8 milliards d’avoirs, pour une cinquantaine de collaborateurs).

Sur le marché de la gestion de fortune, J. Safra Sarasin se distingue par un ratio coûts/revenus extrêmement bas, à 54,8%. Il s’est amélioré par rapport à 2016 «grâce à notre discipline sur les coûts, qui ont progressé de 3,5%, mais surtout grâce à l’augmentation de 13% de nos revenus, à 1,187 milliard», précise encore le président de la banque du quai de l’Ile. Une progression qui découle de la reprise de l’activité des clients l’an dernier. J. Safra Sarasin, «toujours disponible pour des acquisitions», affiche des fonds propres de 4,8 milliards de francs (+400 millions sur un an), un ratio de solvabilité Tier 1 de 28,8% et un ratio de liquidité de 145%.

Lire aussi: La banque J. Safra Sarasin développe ses activités liées à Israël

Les autres grandes banques de gestion ont également publié des résultats en hausse pour 2017, notamment Pictet (572 millions de francs de bénéfice net, +35% et à 509 milliards d’avoirs, +47 milliards), l’UBP (220,4 millions, +25%, et 125,3 milliards, +6%) ou Julius Baer (705 millions, +14%, et 388 milliards, +16%).

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