15 000. C’est le nombre de postes supprimés chez Standard Chartered, qui a annoncé la semaine dernière un plan de restructuration. La banque britannique est loin d’être la seule à réduire la voilure en Europe. Quelques jours plus tôt, c’était Deutsche Bank, qui décidait de couper 11 000 postes en même temps qu’elle tranchait dans sa banque d’investissement. De son côté, Credit Suisse veut en supprimer jusqu’à 5600.

Lire également: Le plan de Credit Suisse peine à convaincre

Ces trois banques, qui ont changé cette année de directeur général, ont revu leur stratégie ces dernières semaines. De plus, «l’environnement n’est pas porteur pour les banques européennes. Les taux d’intérêt très bas, voire négatifs, pèsent sur les revenus», explique Loïc Bhend, analyste chez Bordier & Cie. Standard Chartered a en outre pointé le ralentissement économique chinois et la chute des cours des matières premières pour justifier ses performances «décevantes».

En outre, «les exigences en capital des régulateurs limitent la rentabilité des établissements», explique Loïc Bhend, analyste chez Bordier & Cie, pour qui d’autres banques pourraient être contraintes de prendre des mesures de réduction de coûts. M.F.