Il a suffi d’un bon résultat sur les deux premiers mois de l’année pour faire battre le coeur de toutes les bourses mondiales. En annonçant mardi que Citigroup avait dégagé des profits en janvier et en février, Vikram Pandit, le patron de la banque américaine sévèrement touchée par la crise a fait s’envoler les cours dans toute la planète. Les indices américains ont enregistré des hausses historiques. Le Dow Jones a bondi de 5,8%, sa plus forte hausse depuis soixante ans. L’indice plus large S&P 500 a bondi de 6,37% et le Nasdaq de 7%. Les bourses asiatiques ont pris le relais ce mercredi matin. A Tokyo, l’indice Nikkei a ouvert avec une hausse supérieure à 4%. A la mi-journée, l’indice Hang Seng de Hong Kong avait augmenté de 4,6%, suivi par les bourses de Shanghai, Taiwan, Seoul et Singapour.

Les valeurs bancaires ont été les premières à profiter de cette annonce inespérée. Après avoir touché son plus bas historique lundi (8,20 francs), le titre UBS a gagné mardi 14,24% pour remonter à 9,79 francs. Le titre Credit Suisse a gagné 13,88% à 25,60 francs, le SMI a repassé la barrière des 4500 points (4512,55), en hausse de 4,76%.

Ce mouvement brutal fait-il espérer que le pire est derrière? «Si ce n’est pas le plancher, nous n’en sommes pas loin», commentait un courtier cité par l’agence Bloomberg. L’ampleur de cette hausse est néanmoins à inscrire dans un courant général d’extrême volatilité des marchés, Wall Street avait touché lundi son niveau le plus bas depuis 26 ans.