Toutes les valeurs technologiques ne sont pas à mettre dans un même panier. Alors que certaines, comme Amazon. com, se paient des sommes astronomiques (environ 24 milliards de francs de capitalisation boursière pour un chiffre d'affaires de 850 millions de francs), d'autres restent solides. Il est cependant clair pour Marco Rastaldi, analyste chez Pictet & Cie, que les valeurs technologiques sont surévaluées au court terme. Ces dernières risquent de redescendre au mois de mars/avril – un effet de ralentissement saisonnier habituellement dû à de bons premiers semestres (ventes de fin d'années et nouvelles commandes). Les valeurs technologiques restent tout de même pour l'analyste un secteur de croissance dans le moyen et long terme, et le meilleur secteur industriel en terme d'investissement: «Nous ne sommes pas au bout des découvertes.»

Qu'en est-il des théories selon lesquelles une nouvelle hausse des taux d'intérêt de la Réserve fédérale américaine et un regain de l'inflation pourraient être à la fois néfastes au secteur de l'Internet, mais propice aux compagnies cycliques (ex: matières premières)? «Ce sont des théories d'investissement: lorsque le taux de risque atteint certains niveaux, les investisseurs préfèrent les obligations aux actions. En ce qui concerne les valeurs technologiques, ces dernières gardent une nette valeur ajoutée comparées au pétrole, par exemple. Si elles sont surévaluées, ce n'est pas à cause de problèmes fondamentaux.» A. N.