«Compte tenu de l'évolution favorable de la volatilité implicite (ndlr.: volatilité attendue par les marchés), le fonds est 4% plus avantageux qu'il y a un an», ne manque pas de souligner Beat Thoma, gérant auprès de Fisch Asset Management du fonds en convertibles mondiales Hybrid International Fund. Gérant auprès de UBS Global Asset Management, Alain Eckmann lui emboîte le pas: «En termes de valorisation, l'attrait des convertibles se trouve renforcé par le niveau absolu de volatilité implicite, extrêmement bas sur le plan historique. Ce niveau en Europe a chuté de 10 points cette année, soit de 32 à 23 points. Le caractère «optionnel» (un emprunt convertible comporte l'option d'être converti ou non en actions) est donc avantageux.»

Un point de vue que ne partage pas tout à fait Giuseppe Mirante, gérant à Pully du fonds mondial en convertibles IFP Global Convertible bond (CHF). Pour ce dernier, «le niveau absolu de volatilité implicite des obligations convertibles est effectivement bas mais, dans ce cas, il serait erroné de considérer uniquement ce niveau absolu. En effet, en termes relatifs, le différentiel historiquement intéressant qui existait entre la volatilité implicite des obligations convertibles et la volatilité implicite des actions (via les options) s'est fortement détérioré, voire carrément inversé dans certains cas.» A son gré, les obligations convertibles sont donc généralement correctement valorisées, voire plutôt chères en ce qui concerne les convertibles de qualité supérieure.