Clubhouse, une plateforme qui propose depuis mars 2020 des salons de conversations uniquement audio, a annoncé dimanche avoir effectué une nouvelle levée de fonds.

Le groupe explique sur son blog avoir déjà finalisé une récolte de fonds en janvier pour pouvoir «accueillir plus d'utilisateurs», «renforcer son infrastructure» et «soutenir les créateurs» organisant des discussions en direct. «Depuis, nous avons grandi bien plus vite que ce à quoi nous nous attendions, au fur et à mesure que Clubhouse se répandait» dans le monde.

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Les serveurs ont parfois peiné et les algorithmes créés au début ne font plus face, note la société. Aussi a-t-elle de nouveau sollicité des investisseurs pour une nouvelle levée de fonds, emmenée cette fois-ci par la société de capital-risque Andreessen Horowitz avec la participation des fonds DST Global, Tiger Global et de l'homme d'affaires Elad Gil.

Des émules sur le marché des réseaux sociaux

L'entreprise n'a pas donné de détails sur les montants impliqués mais cette transaction donne à Clubhouse une valorisation d'environ 4 milliards de dollars, soit quatre fois plus qu'en janvier, selon l'agence Bloomberg qui cite des sources proches des négociations.

L'application, accessible sur invitation seulement, permet d'écouter des discussions en direct, et parfois d'y participer. Profitant de la pandémie et des apparitions de célébrités comme l'entrepreneur Elon Musk, elle a ramené au goût du jour les longues conversations, qu'il s'agisse de questions-réponses d'investisseurs, de papotage entre amis, ou d'interviews de personnalités.

A ce propos: Clubhouse, l’étrange réseau social où la parole est reine

Basée à San Francisco, Clubhouse a été créé par Paul Davison et Rohan Seth via la start-up Alpha Exploration. Elle fait déjà des émules, Facebook ayant discrètement lancé début avril une phase de test pour une nouvelle application de conférences audio, Hotline, tandis que Twitter teste depuis décembre les «Spaces».