La réunion virtuelle avec Pedro Bados, directeur et cofondateur de Nexthink, débute ce jeudi à 14h. La veille, un colis est livré à mon domicile. Il est expédié par Globus, et je me dis que c’est une erreur: je n’ai rien commandé. J’ouvre le paquet. C’est une bouteille de cabernet sauvignon 2014, produit dans la Napa Valley, d’une valeur de 70 francs. A l’intérieur de l’emballage se trouve le nom d’une employée d’une société d’investissement. Je lui écris, pensant que ce colis lui était destiné. Pas du tout, me répond-elle, c’est pour me remercier d’assister à la réunion avec Pedro Bados le lendemain. Elle ajoute qu’un risotto accompagné d’escalopes me sera livré. Jeudi matin, elle me précise que ce sera plutôt un poke bowl avec du poulet, avec une glace au caramel et beurre salé.

C’est après avoir mangé ce plat – mais sans avoir ouvert la bouteille – que je me connecte à cette réunion jeudi après-midi. Depuis début février, Nexthink est entrée dans une nouvelle dimension, et ces livraisons en sont un signe. En levant 180 millions de dollars, la société fondée à Lausanne en 2004 est désormais valorisée 1,1 milliard de dollars exactement. Elle est ainsi devenue ce que l’on appelle une «licorne». Jeudi, Pedro Bados rencontrait en ligne des médias de plusieurs pays, accompagné de Fergal Mullen, associé chez Highland Europe et basé à Genève. Sa société fait partie des investisseurs de Nexthink. Celle-ci est spécialisée dans la gestion des problèmes informatiques des employés au sein des entreprises. La société compte mille clients, tels Johnson & Johnson, UBS et Lufthansa.