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Medtech

Le vaudois Symetis vise la bourse en 2015

La PME, basée à Ecublens, veut récolter 80 millions de francs. En 2014, elle a enregistré un chiffre d’affaires de 17,9 millions de francs

Le vaudois Symetis vise la bourse en 2015

Medtech La PME veut lever 80 millions

Symetis a annoncé mardi son entrée à la bourse suisse d’ici à la fin de l’année, avec Credit Suisse comme coordinateur de l’opération. Basée à Ecublens (VD), l’entreprise active sur le marché des valves cardiaques espère obtenir environ 80 millions de francs par cette opération. Les actionnaires existants se sont engagés à souscrire à hauteur de 15 millions de francs. Les fonds levés serviront notamment à accélérer l’expansion commerciale et permettront de renforcer la recherche et le développement de la société.

Plusieurs centaines de patients, atteints de sténose aortique, ont déjà le cœur qui bat grâce à la technologie développée par Symetis. Cette pathologie se traduit par un rétrécissement de l’ouverture de la valve, qui entraîne un plus faible débit sanguin. Le seul traitement connu consiste à remplacer la valve lésée. Une opération qui se fait généralement à cœur ouvert. Or l’intervention est considérée comme trop risquée pour un tiers des patients. Symetis développe des dispositifs d’implantation de valve aortique transcathéter (TAVI), une technique peu invasive destinée à ces patients à risque.

Un marché de 850 millions

«Ce marché du TAVI a atteint 850 millions de dollars en 2013 (816 millions de francs) et devrait peser 3 milliards d’ici à 2019», estime Symetis dans un communiqué, publié mardi. La PME a obtenu en 2011 et 2014 l’autorisation de commercialiser sur le marché européen à la fois un système d’implantation via l’apex (la pointe du cœur) et par l’artère fémorale. «L’approche via l’artère fémorale est privilégiée en Europe», précise l’entreprise, qui a enregistré un chiffre d’affaires de 17,9 millions de francs en 2014 et qui emploie 88 collaborateurs à Ecublens et 139 sur son site de production brésilien. Le résultat net n’est en revanche pas communiqué. «Notre objectif est d’assurer une place de leader parmi les trois principaux fabricants de TAVI au monde», a déclaré le directeur, Jacques Essinger, qui fait face à des géants du secteur, tel Medtronic.

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