La Vaudoise croît cinq fois plus vite que le marché de l’assurance

Stratégie Le groupe romand enregistre un bénéfice net record en 2014

La croissance des primes devrait atteindre 4,4% en 2015 dans le non-vie, contre 5,1% en 2014

«La stratégie mutualiste du groupe Vaudoise et sa concentration sur le marché suisse se révèlent payantes», a indiqué mercredi à la presse, à Zurich, Philippe Hebeisen, directeur général.

Le bénéfice net du groupe s’est accru de 21,5% en 2014, à 153,7 millions. C’est un nouveau record pour la Vaudoise. Le précédent date de 2008, la société profitant alors de la cession d’Intras. Le résultat 2014 contient aussi un facteur extraordinaire avec un gain de 18,1 millions de francs sur la vente de Valorlife, au Liechten­stein. Même sans cet élément, l’exercice 2014 a été «excellent», selon Philippe Hebeisen. «Il s’explique par une croissance très supérieure au marché suisse dans toutes les branches et une sinistralité bien maîtrisée (ratio combiné de 89,2%, en baisse de 3,2 points)», poursuit Philippe Hebeisen.

Les primes émises dans l’assurance non-vie présentent une hausse de 5,1%, soit cinq fois plus que le marché suisse (+1%). L’augmentation dépasse celle de l’année précédente (4,2%). La branche véhicules à moteur, la plus importante du portefeuille du groupe, est en augmentation de 3,5%, mais c’est dans l’assurance maladie (assurance pertes de gains) que la hausse est la plus élevée (+11%).

La croissance est nettement plus forte en Suisse romande (+6,5%) qu’en Suisse alémanique (+2,3%) et au Tessin (+6%). «En Suisse romande, nous profitons pleinement de notre vaste réseau d’agents généraux», observe Philippe Hebeisen. La Vaudoise investit beaucoup en Suisse alémanique afin d’accroître sa part de marché. La région représente pour l’instant 35% des primes.

Dans l’assurance vie, la progression des primes uniques (+19,8%) est très supérieure à celle du marché (+6,7%). L’écart est plus modeste au sein des primes périodiques (+ 0,8% contre + 0,5%).

Les gains de part de marché ne s’effectuent pas au détriment de la solidité du groupe, assure la direction. Le taux de solvabilité 1 s’élève effectivement à 526% (416% l’année précédente) et le taux dépasse même 200% à l’aune du Swiss Solvency Test (mesure de solvabilité ajustée du risque). Les fonds propres se sont accrus de 13,2%, à 1,46 milliard de francs. Ils ont plus que doublé depuis 2008.

La politique de placement est également axée sur la prudence. Elle s’est traduite, en valeur de marché, par une performance de 7,8%, contre 1,2% l’année précédente. Le rendement net s’est élevé à 3,2%, contre 3% l’année précédente. La société a renforcé sa protection sur les devises et les actions. Ces dernières représentent 12% du portefeuille, l’immobilier 18%, les alternatifs 7%. La Vaudoise a ainsi légèrement réduit sa présence dans l’immobilier.

Comme l’année précédente, compte tenu de son positionnement mutualiste, le groupe redistribue une part aux excédents en faveur des assurés. Il s’agit cette année de 30 millions de francs en faveur des assurances RC/choses qui bénéficieront ainsi d’un rabais de 15%. Pour les actionnaires, le dividende sera relevé de 9,1% à 12 francs par action nominative B.

Les perspectives sont favorables. Philippe Hebeisen s’attend à un développement supérieur au marché suisse dans les branches de patrimoine et de personnes non-vie. La croissance devrait atteindre 4,4%, et même 9% dans la branche maladie.

Le bénéfice net du groupe s’est accru de 21,5% en 2014 pour atteindre 153,7 millions de francs