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Philippe Hebeisen, président de la direction du groupe Vaudoise.
© Walter Bieri/Keystone

Assurance

La Vaudoise perce en Suisse alémanique

L’assureur progresse de 4% outre-Sarine. La Suisse alémanique représente désormais un tiers des primes émises, contre 62% pour la Suisse romande. Dans sa région domestique, les recettes de primes reculent de 2%, en raison d’un assainissement de son portefeuille non-vie

Le groupe Vaudoise présente «pour la 10e année consécutive un très bon résultat», a déclaré Philippe Hebeisen, président de la direction, mercredi à Zurich. Le bénéfice de 120,7 millions de francs est proche de l’année dernière (-3,3%). La Vaudoise en redistribue 36,2% (36,05%). Le groupe verse un dividende inchangé de 12 francs pour la quatrième année consécutive et octroie des rabais de primes de 10% aux clients de la branche véhicules à moteur en 2018-2019.

L’assureur progresse en Suisse alémanique sur un marché non-vie en hausse de 0,9%. Les recettes de primes de la Vaudoise Générale y augmentent de 4%, alors qu’elles diminuent de 2% en Suisse romande et de 1,8% en Suisse italienne. La progression est particulièrement sensible auprès des petites PME alémaniques, notamment dans les campagnes, selon la direction. La tendance s’est même accélérée en début d’année, avec une hausse qui dépasse l’objectif d’une croissance supérieure à 5% par an à long terme.

Le tiers des primes en Suisse alémanique

En Suisse alémanique, la progression se fait sentir auprès des courtiers bien implantés auprès des PME. Elle est également alimentée par l’augmentation de l’offre à travers l’ouverture d’agences, par exemple à Meilen, Gossau et Schaffhouse. La Suisse alémanique représente maintenant 33% des primes émises, la Suisse italienne 5% et la Suisse romande 62%.

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La contraction en terre romande s’explique par un assainissement de portefeuille. «Nous avons relevé les tarifs pour certains gros contrats prestigieux, par exemple pour de grands hôpitaux», indique Jean-Daniel Laffely, directeur financier. Si ces clients acceptent les nouveaux tarifs, la rentabilité du groupe s’améliore, alors que s’ils changent d’assureur, le chiffre d’affaires annuel est pénalisé mais la marge augmente, explique la direction.

Partenariat avec Swiss Life

Au total, le chiffre d’affaires s’accroît de 0,6% en 2017, sous l’impulsion de l’assurance véhicules à moteur (+1,9%), d’un retour à la croissance en vie individuelle (+1,7%) ainsi que de l’acquisition de Berninvest et Vaudoise Investment Solutions (au 1er juillet).

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Philippe Hebeisen ne manque pas d’ambition. Dans l’assurance non-vie, «nous voulons présenter l’un des meilleurs ratios combinés du pays». Ce rapport, qui met les sinistres et les frais en rapport aux primes non-vie atteint 93,9% actuellement (93,4% en 2016). L’objectif est de l’amener en dessous de 90%. La priorité accordée aux PME devrait contribuer à cette amélioration. De plus, le groupe Vaudoise a signé un contrat de partenariat avec Swiss Life qui devrait soutenir la croissance future des primes.

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