La plus grande entreprise suisse de vente par correspondance (VPC) est née. Ackermann SA à Entlebuch et Veillon SA à Bussigny ont signé mardi la déclaration d'intention qui permet la fusion de leurs activités commerciales et financières d'ici à la fin de l'année. Dans un premier temps, les deux entreprises s'étaient dotées d'une informatique commune. Et ce printemps, Veillon décidait de renoncer à son centre logistique pour rejoindre celui, plus moderne, d'Ackermann. Après six mois, cette dernière coopération se révèle être «une opération positive».

Pour Pierre Zwahlen, directeur de Veillon, l'accord acquis «de haute lutte» et non sans douleur – 160 emplois disparaissent à Bussigny – n'en représente pas moins «une promesse pour l'avenir». La fusion commerciale engendrera d'importantes économies d'échelle et des réductions «substantielles» de coûts, donc une amélioration de la rentabilité. La nouvelle entité, chapeautée par la holding Regula où Ackermann détiendra une part majoritaire non précisée, sera mieux armée pour résister aux géants étrangers qui bénéficient de frais logistiques moins élevés. Le patron de Veillon note par ailleurs que la culture bilingue des deux sociétés facilitera leur intégration – son entreprise réalise 60% de son chiffre d'affaires en Suisse alémanique.

Catalogues distincts

Annoncée le 10 juin, la dernière restructuration de Veillon a fait l'objet d'un plan social qui a été accepté par le personnel à la fin du mois. Quelque 120 emplois sont maintenus en Suisse romande.

Si les infrastructures et la gestion des deux sociétés fusionnent, les marques Veillon et Ackermann et leur catalogue seront en revanche maintenus. Les responsables estiment en effet que leur clientèle ne se recoupe que partiellement et veulent, en affinant leur démarche de marketing, maintenir la spécificité des deux lignes de produits.