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Lombard Odier a vendu la plupart de ses immeubles genevois, sauf l’un de ceux situés dans la rue de la Corraterie, au centre-ville.
© Keystone / GAETAN BALLY

Gestion de fortune

La vente d’immeubles fait bondir les chiffres de Lombard Odier

La banque privée a réalisé un bénéfice de 205 millions sur six mois. Au premier semestre, elle a aussi dû conclure un nouvel accord avec les autorités américaines, après avoir identifié d’autres «US persons» dans sa clientèle

Lombard Odier continue à préparer son emménagement sur la commune genevoise de Bellevue, prévu en 2021. Après avoir dévoilé son projet en avril 2017, la banque privée genevoise a vendu en début d’année à l’assureur Axa Winthertur certains de ses immeubles situés en ville de Genève. Elle en restera locataire jusqu’à son déménagement, mais conservera son bâtiment du 15, rue de la Corraterie.

Une partie des 300 millions de francs récoltés par cette opération sont venus gonfler le bénéfice net semestriel de la banque, qui a atteint 205 millions. Sans cette vente et la cession des activités de gestion de fortune à Amsterdam, il aurait progressé de 16% sur un an, à 80 millions (contre 69 millions en 2017), selon un communiqué diffusé jeudi matin.

La masse sous gestion s’élevait à 274 milliards de francs au 30 juin dernier, un niveau similaire à celui qu’elle affichait fin 2017 (contre 242 milliards fin juin 2017). L’effet négatif des marchés au cours du premier semestre «a été compensé par des apports d’actifs conséquents dans la gestion privée et la gestion institutionnelle, tandis que l’activité de plateforme informatique s’est révélée conforme aux attentes», détaille au Temps Patrick Odier. L’associé senior du groupe bancaire mentionne également que la rentabilité de la gestion d’actifs institutionnels s’est améliorée.

Paiement américain de 5,3 millions

Le semestre a également été marqué par un paiement de 5,3 millions de dollars aux autorités américaines, dans le cadre du programme de régularisation de la clientèle étasunienne ouvert à l’été 2013. Classée en catégorie 2, la banque avait déjà payé 99 millions fin 2015 pour mettre fin à d’éventuelles poursuites. Mais un nouvel accord a été rendu public le 31 juillet dernier, après que Lombard Odier a averti le Département de la justice qu’elle avait identifié 88 comptes américains supplémentaires, dont les détenteurs devaient être considérés comme «US persons», représentant 268 millions de dollars d’avoirs.

Lire aussi: Annika Falkengren: «Lombard Odier voulait bénéficier d’un point de vue extérieur»

«La collecte d’informations prévue par ce programme est extrêmement complexe, elle s’étend sur quatre ans à partir de la signature d’un accord. Lorsque la situation de clients évolue, il est possible que des ajustements doivent être communiqués, ce que nous avons fait immédiatement après les avoir repérés», décrit Patrick Odier.

Selon nos informations, certains des comptes concernés étaient notamment détenus par des clients qui n’avaient pas déclaré leur nationalité américaine à la banque, et qui ont régularisé leur situation fiscale aux Etats-Unis après le 31 décembre 2015.

Retrait du marché hollandais

Enfin, Lombard Odier s’est retiré du marché de la gestion privée aux Pays-Bas au cours du semestre achevé fin juin. Les actifs qu’elle y gérait – inférieurs à 1 milliard – ont été cédés à la banque luxembourgeoise KBL, qui est par ailleurs cliente des services informatiques de Lombard Odier. «Nous avons estimé que le potentiel de croissance était supérieur dans d’autres marchés, où nous allons investir davantage», conclut Patrick Odier.

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