Flexibilité. On connaissait ce maître-mot accolé au monde de l’emploi, d’abord appliqué aux collaborateurs, à leurs horaires, puis aux espaces de travail. Il est aujourd’hui en passe de s’imposer chez les commerçants, tributaires de ces nouvelles habitudes de leurs clients et poussés à revoir leurs concepts de magasins. C’est ce qui ressort de l’étude annuelle sur la branche des détaillants, publiée mardi par Credit Suisse. De quoi potentiellement redynamiser les enseignes physiques et transformer à terme nos rues commerçantes, renchérissent professionnels de la branche et sociétés immobilières.

Car pour l’heure, cette mobilité accrue des consommateurs dans leur quotidien se traduit par une baisse des chiffres d’affaires des commerçants helvétiques: leurs revenus ont globalement stagné l’an passé, avec une baisse notable dans le segment vêtements et chaussures (-4,5%), à peine compensée par les catégories bricolage (+2,9%) et soins (+1,9%), ainsi qu’une légère hausse dans l’alimentaire (+0,5%), note la grande banque. Tandis que la concurrence en ligne et le tourisme d’achat se renforcent.