Le numéro un mondial des microprocesseurs Intel a publié mardi en fin de soirée des résultats dépassant les attentes. Sur les trois premiers mois de l’année son bénéfice net a presque quadruplé à 2,44 milliards de dollars, le meilleur jamais enregistré en cette période de l’année. Le groupe a également relevé sa prévision de marge bénéficiaire brute pour l’ensemble de l’année, qui pourrait atteindre des records. De quoi réjouir ses actionnaires. Annoncés après la fermeture de Wall Street – au terme d’une journée au cours de laquelle le titre a touché son plus haut de l’année – ces résultats ont permis au cours des actions du groupe de continuer de progresser de près de 3% dans les échanges électroniques hors marché. Dans la nuit, les titres des autres grands du secteur, comme Texas Instruments ou Microsoft ont également bénéficié de cette annonce.

Il y a les résultats d’Intel en tant qu’entreprise, mais également les résultats d’Intel en tant qu’indicateur de la santé des dépenses informatiques. Et donc, indirectement, de l’activité économique mondiale. Le bilan trimestriel du géant américain semble confirmer les signaux déjà envoyés par d’autre poids lourds de l’électronique, comme Samsung. Il reste maintenant à vérifier si les autres grandes entreprises du secteur confirmeront la tendance: Google fait le point sur son activité demain, IBM lundi prochain, suivi de Microsoft, deux jours plus tard.

Les ventes de la multinationale américaine ont rapporté 10,3 milliards entre janvier et mars, soit 44% de plus que celles générées à la même époque, un an plus tôt. Elles affichent certes une légère contraction de 3% par rapport à celles enregistrées à l’automne. Mais Intel a souligné que, sur le trimestre qui vient de commencer, ses recettes s’établiraient entre 9,8 et 10,6 milliards de dollars, une prévision également supérieure à celle faite par le marché. Le directeur financier du groupe, Stacy Smith a fait remarquer durant la présentation des résultats que sa clientèle ne stockait pas de façon excessive les processeurs, un signal montrant que le secteur n’est pas menacé par un surplus excessif de composants. Certains analystes, interrogés par l’agence Bloomberg, ont cependant fait remarquer que ces bons résultats d’Intel résultaient également de la relative faiblesse affichée par son principal rival, AMD.

Abritant de nombreux fabricants électroniques, les marchés asiatiques ont bien accueilli la nouvelle ce matin. Les actions Samsung progressent de 2,2% à Séoul, tandis que celles de Tokyo Electron, grand fabricant japonais de machines industrielles servant à fabriquer les puces électroniques, gagnaient 3,6% à Tokyo.