Le redressement du marché du deux-roues motorisé en Suisse s’est poursuivi pendant les mois d’été. Plus de 12 000 véhicules neufs de ce type ont été vendus entre juillet et en août, ce qui représente un bond de plus de 40% par rapport à la même période un an plus tôt.

Sur le seul mois de juillet, 4233 (2764) motos ont été nouvellement immatriculées et en août 2695 (1884), ce qui porte le total depuis le début de l’année à 24 556 unités, une hausse de près de 17,3% en rythme annuel, indique l’Office suisse moto et scooter (Osms) jeudi sur son site internet.

«Un retour prononcé au transport privé»

Pour les scooters, la progression a également été au rendez-vous, bien que plus modeste, avec 2766 (2144) véhicules écoulés en juillet et 2130 (1575) en août. Sur les huit premiers mois de l’année, l’avancée du segment frôle les 5% sur un an, avec plus de 13 500 nouvelles immatriculations.

«Les tendances nées avec le coronavirus, notamment une certaine distanciation par rapport aux transports communs et un retour prononcé au transport privé, ont eu des conséquences directes sur le marché du deux-roues», explique l’organe de communication de la faîtière des importateurs (Motosuisse) dans un communiqué.

Et de souligner que si plusieurs nouveaux modèles 2020 n’avaient pas été livrés avec du retard, en raison des arrêts de production occasionnés par la pandémie, «le résultat aurait pu être encore meilleur». Depuis janvier, le marché global (motos et scooters) affiche une progression de 12,8% à 38 934 unités.

Un effet réglementaire

Selon l’Osms, un nombre croissant d’utilisateurs ne considèrent plus leur deux-roues que comme un véhicule de loisirs, mais comme «un moyen de transport attractif et économique», tant au niveau des coûts directs que des charges d’entretien, un phénomène confirmé par l’engouement pour les véhicules de classe moyenne et polyvalents.

Le marché du deux-roues bénéficie en outre cette année d’un effet réglementaire, lié à la suppression prévue début 2021 de la disposition connue comme «accès direct», à savoir, la possibilité pour les conducteurs de moins de 25 ans de passer directement à un véhicule de grosse cylindrée.

A partir de l’année prochaine, les nouveaux conducteurs devront, indépendamment de leur âge, passer par une période de deux ans au guidon d’une machine dotée d’une puissance maximale de 35 kW.