Luxe

Les ventes de Richemont plongent à cause de l'horlogerie

Le groupe de luxe genevois a vu ses ventes reculer de 13% à taux de change constants sur les cinq premiers mois de son année décalée

Seule la Grande-Bretagne fait exception. Après la chute de la livre sterling à la suite du Brexit, il s’agit désormais de la seule région où Richemont constate une croissance de ses ventes. Pour le reste, tout est dans le rouge, a annoncé le groupe de luxe genevois mercredi. Ce point de situation (évolution des ventes à cinq mois) a été publié quelques heures avant la tenue de l’assemblée générale de Richemont à Genève.

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Globalement, les ventes ont reculé de 13% à taux de change constant à cause des ventes de montres. C’est encore moins que ce qu’attendaient les analystes. Détail d’importance, Richemont note que «si l’on exclut les retours exceptionnels de montres que l’on rachète à nos partenaires dans la distribution, les ventes ne reculeraient que de 10% sur la même période». Autrement dit: sa politique de rachat d’inventaires coûte 3% des ventes du groupe de luxe genevois. Le groupe précise que ces rachats ont été surtout concentrés sur les marchés de Hongkong et Macao. En mai, ce dernier avait annoncé des ventes annuelles de 11,076 milliards d’euros.

Baisse marquée au Japon

Dans le détail et à taux de change constants, la baisse la plus marquée a été constatée au Japon (-25%) et cela est dû, à en croire le communiqué de presse, à une base de comparaison très élevée. L’Europe (-18%), et «particulièrement la France», souffre d’une activité touristique particulièrement basse. L’Asie-Pacifique est en recul de 9% et l’Amérique de 6%. Cette dernière région a pourtant connu un sursaut dans la joaillerie et les accessoires, mais la mauvaise performance des ventes de montres a tiré les résultats vers le bas.

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Dans l’ensemble, les maisons joaillières du groupe (Cartier, Van Cleef, etc.) ont connu un recul de 15% et les marques horlogères (Roger Dubuis, Vacheron Constantin, Jaeger-LeCoultre, etc.), de 18%. Seule la division «Autres» (qui inclut notamment Montblanc ou Chloé) est en croissance de 3%.

En somme, le bénéfice opérationnel devrait reculer de 45% au premier semestre, notamment à cause des coûts liés à la restructuration annoncée en début d’année (500 postes supprimés en Suisse au total). Les résultats semestriels seront publiés le 4 novembre.

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