■ Gérard Ségura, le maire PS d’Aulnay-sous-Bois a qualifié de «chronique d’une mort annoncée» l’arrêt en 2014 de la production de l’usine Peugeot Citroën. Cela constitue «un séisme économique et social» pour la Seine-Saint-Denis, a déclaré le premier vice-président du conseil général Stéphane Troussel, pressenti pour succéder en septembre à Claude Bartolone.

Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault parle de «véritable choc» et appelle la direction du groupe à une «concertation […] sans délai» ayant pour objectif «le maintien d’une activité industrielle sur tous les sites français».

■ Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, n’a pas souhaité réagir jeudi matin aux suppressions de postes annoncées.

■ Pour Jean-François Copé, le secrétaire général du principal parti d’opposition (UMP), la «cote d’alerte est dépassée». Il faut que le gouvernement élu en mai dernier «sache que dans ce domaine, l’opposition sera à ses côtés s’il s’agit d’assumer enfin que la priorité absolue pour notre pays, c’est la compétitivité de notre industrie» a ajouté ce dernier.

L’ancien ministre UMP du Travail, Xavier Bertrand, a préconisé jeudi sur i-Télé un «plan massif de soutien» à l’industrie automobile, estimant que l’emploi dans cette filière devait faire l’objet d’une «mobilisation nationale».

■ Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a affirmé jeudi que l’annonce de la suppression de 8.000 emplois en France par Peugeot Citröen constituait un «séisme». «Je rappelle qu’il y a un an, nos représentants avaient déjà donné cette information. Sans doute que le contexte électoral ne se prêtait pas à la confirmation de ce séisme», a déclaré le responsable de la CGT sur France Inter.

■ La députée communiste de Seine-Saint-Denis Marie-George Buffet a critiqué mercredi l’attitude du gouvernement à propos des menaces sur l’emploi chez PSA, affirmant que «l’heure n’est pas à tourner la page» s’agissant du site d’Aulnay-sous-bois, dans son département.

■ Le numéro un du parti communiste français, Pierre Laurent, a estimé jeudi que le gouvernement devrait «s’opposer au plan» de restructuration de PSA.

■ Marine Le Pen, responsable du Front National, le parti d’extrême droite, a demandé un «plan national de soutien» à la filière auto.

■ Le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Pascal Durand, a mis en cause jeudi «les pouvoirs publics (qui) n’ont pas pris la mesure, anticipé, pensé à l’avenir».