A chaque examen écrit passé en droit à l’Université de Neuchâtel, Romain Dubois est un étudiant anonyme. Sur sa copie, le jeune homme, en deuxième année de master et vice-président de la Fédération des étudiants neuchâtelois (FEN), n’écrit que son numéro de matricule. Son identité est vérifiée sur le moment, mais ceux qui le noteront ne sauront pas – à moins de reconnaître son écriture – quel travail ils corrigent.

Un système qu’envie Youniss Mussa, 23 ans, député socialiste au Grand Conseil de Genève et ex-étudiant à l’Université de Genève. Il est l’auteur d’un projet de loi, déposé début octobre, pour l’anonymisation des examens écrits à l’Université de Genève. L’idée ne date pas d’hier: le sujet est débattu au sein de l’Université de Genève depuis une dizaine d’années. «Ça pourrait ne pas convenir pour les examens à distance, mais je vise l’après, détaille Youniss Mussa. En tant que parlementaire, nous sommes obligés de voir à plus long terme.»