Jusqu'ici, rien n'a semblé pouvoir dérailler la hausse des marchés depuis janvier. +15% pour le S&P 500, +16% pour le SMI, les indices boursiers ont progressé dans le monde développé et émergents malgré plusieurs menaces sur l'économie mondiale, en particulier celle de guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis.

Le second semestre sera-t-il du même acabit, alors que la croissance semble faiblir et que les tensions commerciales reprennent de plus belle? Credit Suisse pense que oui: «Nous estimons que le potentiel de hausse est intact bien que les risques de corrections passagères après le récent rallye aient plutôt augmenté», juge son responsable des investissements Burkhard Varnholt dans une note qui évalue la performance des marchés au premier semestre et dresse les perspectives pour le second.

Intérêt pour la Chine

UBS est un petit peu plus circonspecte, réduisant son allocation en action de «surpondérée» à «neutre» pour la deuxième partie de l'année. Le rebond cette année n'est-il pas «trop beau pour durer»? se demandent ses spécialistes. Les risques politiques - commerciaux ou Brexit - pourraient alimenter la volatilité, préviennent-ils, également dans une étude à mi-parcours de 2019. «Les investisseurs se doivent d’être agiles et diversifier leur stratégie d’investissement afin de générer des rendements ajustés du risque», recommandent-ils. C'est en Chine, surtout, qu'ils voient le plus d'opportunité sur les marchés actions. Son économie est stable, les investisseurs sont de plus en plus positifs et l'inclusion de ce marché dans l'indice MSCI lui donnera encore plus d'importance. Néanmoins, la banque estime aussi que la diversification en actifs réels et en placements alternatifs connexes se poursuivra probablement.

Autres placements 

Pour beaucoup, la progression des bourses devrait donc se poursuivre, tout en étant sujette à quelques probables soubresauts en fonction de l'actualité politique. De quoi constituer de nouvelles opportunités d'achat. D'autant que les signaux de la Réserve fédérale américaine, qui semble envisager une baisse de ses taux d'intérêt, sont favorables aux marchés.

D'autres actifs ou placements peuvent néanmoins intéresser ceux qui craignent les turbulences boursières. Le marché de l'art, dont le fonctionnement est décrit dans ce supplément, est un exemple qui comporte cependant d'autres risques. Tout comme la finance durable qui attire toujours plus les investisseurs et n'est désormais plus un placement de niche.