Le Covid-19 est une opportunité. Le coronavirus fait ressortir les mauvaises pratiques de l’industrie de la viande et la propagation de virus et devrait amener le gouvernement chinois à tout faire pour que cela ne se reproduise plus, selon un rapport du courtier Jeffries. Sur l’énorme marché mondial de la viande animale (335 millions de tonnes en 2019), un segment alternatif est en pleine expansion, celui des viandes végétales. Le rendez-vous annuel (virtuel) de ce marché de l’alimentation 4.0 s’est tenu du 17 au 19 septembre. Sous le nom de «Future Food-Tech», il regroupait des géants de l’alimentation, comme Danone, et des capital-risqueurs.

En termes de transition climatique, de biodiversité et de santé, un changement alimentaire s’impose, selon Roger Lienhard, serial entrepreneur et fondateur, en 2015, d’une société qui investit dans l’industrie de la viande végétale, Blue Horizon. En effet, 14,5% des émissions de gaz à effet de serre proviennent d’animaux et les bœufs émettent 120 kg de méthane par an, un gaz 23 fois plus dangereux pour l’environnement que le CO2, écrit ce dernier sur son blog. La production de viande est également très coûteuse en eau (23%) et 77% de la surface cultivable sur la terre sert à l’alimentation animale.