Il n’y a as de fatalité face à la puissance phénoménale de Facebook. La semaine passée, le groupe japonais Rakuten, propriétaire de la messagerie sur smartphone Viber, l’a prouvé de manière discrète. Viber, presque l’ancêtre des messageries instantanées, a été totalement éclipsé, en Suisse tout du moins, par WhatsApp. Le service appartenant à Facebook, fort désormais d’un milliard d’utilisateurs, a relégué au rang de faire valoir ses concurrents Telegram, Kik ou encore Fring.

Mais Viber, qui revendique de manière un peu surprenante 711 millions d’utilisateurs, n’a pas dit son dernier mot. Mardi passé, il présentait sa solution de chiffrement de bout en bout. Sur ce terrain, Viber marche sur les traces de WhatsApp, mais apporte davantage de précisions via un indicateur montrant le degré de sécurité d’une communication. De plus, Viber permet désormais de créer des «chats cachés», dont l’existence peut être masquée. Pour y avoir accès, il faut entrer un code à quatre chiffres ou utiliser son empreinte digitale.

C’est bien sûr une mini-innovation, mais cela montre qu’il y a encore beaucoup à faire sur ce marché. On sait que Facebook Messenger investit énormément dans la communication entre particuliers et entreprises. Mais Viber, acteur plus discret, continue lui aussi de faire progresser ce type de services.