Durant les trois dernières nuits, les températures sont descendues en dessous de zéro. Face aux dégâts du gel, certains vignerons suisses ont pris les devants. Aujourd’hui, environ 11% des surfaces viticoles suisses sont assurées contre ce risque, soit un total de 1610 hectares, selon la société coopérative d’assurance Suisse Grêle. Le chiffre reste faible mais c’est tout de même cinq fois plus qu’il y a deux ans. Lors du précédent épisode important de gel printanier en 2017, un peu plus de 2% des surfaces viticoles suisses seulement s’étaient prémunies contre cet aléa climatique.

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Deux ans plus tard, le nombre de viticulteurs assurés est passé de 210 à environ un millier. En Suisse romande, la majorité des assurés se situent dans les cantons de Genève (189 viticulteurs) et de Vaud (297 viticulteurs).

Des primes onéreuses

Tous ne font pourtant pas ce choix. «Les primes d’assurance contre le gel sont onéreuses. Certains vignerons préfèrent prendre le risque plutôt que de s’assurer», précise Gilles Cornut, président de la Communauté interprofessionnelle du vin vaudois (CIVV). En fonction des régions, la prime diffère, le risque de gel n’étant pas le même. Pour assurer une valeur à l’hectare de 35 000 francs, la prime gel à l’hectare varie entre environ 500 et 900 francs, indique Suisse Grêle.

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Si l’assureur a déjà reçu des premières déclarations de sinistres, les dégâts causés par l’épisode de cette semaine ne sont pas encore chiffrés. Gilles Cornut se montre confiant: «Dans le bassin lémanique, les exploitations sont moins touchées par le gel grâce au lac et la bise a brassé l’air, protégeant les vignes du gel.» Des zones ont pu être plus touchées localement, notamment du côté des Côtes de l’Orbe. Mais dans l’ensemble, les dégâts devraient être limités, prévoit-il.