Les questions fiscales doivent être adoptées à l’unanimité au sein de l’UE. «Nous avons probablement surpris beaucoup» de gens, a dit le ministre autrichien Josef Pröll. L’Autriche et le Luxembourg ont voulu se montrer constructifs. «Le temps était venu de rompre notre principe de la solution du paquet» fiscal, a ajouté le ministre autrichien.

Aussi bien M. Proll que son collègue luxembourgeois Luc Frieden ne souhaitaient pas trop dévoiler leurs cartes sur leur attitude à l’avenir. Le ministre autrichien a toutefois expliqué qu’il préférerait un paquet pour les autres thèmes fiscaux. Mais si chaque thème peut être résolu individuellement, il sera aussi satisfait.

L’accord trouvé mardi concerne le «recouvrement transfrontalier des créances fiscales» au sein de l’UE. La collaboration entre les administrations fiscales nationales prévoit que l’échange d’informations ait lieu sur demande, conformément aux standards de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

La directive doit être transposée dans les législations nationales. Les Vingt-Sept doivent encore régler la question de la fiscalité de l’épargne révisée et celle de l’entraide administrative. Ils doivent aussi se pencher sur un accord sur la lutte contre la fraude fiscale avec le Liechtenstein qui doit servir d’exemple pour d’autres accords avec la Suisse, Andorre, Saint-Marin et Monaco.