La bourse suisse SWX veut faciliter son accès aux donneurs de gros ordres de transactions. Dans ce sens, elle a annoncé mardi la signature d'un accord de collaboration avec la plate-forme informatique américaine Nyfix.

Cette structure de négoce, créée en 1997 par la société du même nom cotée aux Etats-Unis, se spécialise dans la passation de très gros ordres boursiers, à partir d'un million de dollars. Ces ordres sont typiquement donnés par de gros investisseurs institutionnels ou des hedge funds.

«Aux Etats-Unis, ce type d'ordres représente déjà environ 10% du volume total du marché. Nous prévoyons qu'il atteindra le seuil de 15 à 20% d'ici à la fin de la décennie», explique Chris Smith, responsable des activités internationales de Nyfix, à Londres.

Le propre de ce type de plate-forme informatique est la mise en relation de donneurs d'ordres confrontés à la difficulté, sur une plate-forme boursière ordinaire, consistant à rassembler un nombre suffisamment grand de contreparties. Le procédé est parfois lent et ne permet pas toujours des transactions sur des bases très favorables. L'arrivée de Nyfix devrait permettre de régler en grande partie ces problèmes.

Plus de liquidités

«Le but de notre accord est d'apporter de nouvelles liquidités au marché suisse, particulièrement celui des grandes valeurs», ajoute Lee Hodgkinson, directeur de Virt-x. Extension de SWX à Londres, Virt-x facilite pour le moment essentiellement le négoce des 20 titres du SMI, l'indice suisse des grandes valeurs. Elle est le premier marché boursier en Europe à conclure une collaboration avec Nyfix.

La nature du négoce ne changera pas pour les intervenants sur Virt-x. Régulée par la FSA, l'autorité de surveillance britannique, la filiale européenne de Nyfix doit afficher les prix des transactions et les volumes, comme sur n'importe quelle autre plate-forme boursière. Elle ne crée donc pas un lieu de transactions OTC, ou hors marché.

Les parties ont convenu de garder confidentiels les termes financiers de leur accord. Elles indiquent cependant qu'elles sont «toutes deux intéressées à un accroissement de la liquidité du marché».