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Le pape François ce 21 juin 2018 à Genève.
© PIERRE ALBOUY/AFP

Coulisses

Visite du pape François: à l’intérieur de l’A321 aux couleurs du Saint-Siège

L’avion prêté pour l’occasion par la compagnie transalpine Alitalia s’est posé sur le tarmac de l’aéroport de Genève à 10h01. Le correspondant du «Temps» était à l’intérieur

A l'occasion de la venue du Pape, Le Temps vous propose une série d'articles consacrés à l'événement: 


L’image est habituelle pour le Vatican, mais les Suisses la découvrent pour la première fois depuis l’élection du pape François il y a cinq ans: l’A321 aux couleurs du Saint-Siège, loué pour l’occasion par la compagnie transalpine Alitalia, posé sur le tarmac de l’aéroport de Genève à 10h01 ce jeudi.

Voyage «vers l’unité»

La journée papale helvétique a en réalité débuté la veille, lorsque le pape François s’est rendu dans la basilique romaine de Sainte-Marie-Majeure pour prier, comme avant chaque déplacement international.

Un peu plus d’une demi-heure avant le vol prévu à 8h30 ce jeudi, le pontife a quitté le Vatican pour se rendre à l’aéroport romain de Fiumicino – heure à laquelle les journalistes l’accompagnant étaient déjà installés à bord de l’appareil. Depuis les hublots, ils ont pu voir vers 8h10 la voiture du pontife et son escorte arriver.

Une fois à bord, le pape s’est assis au premier rang. Face à lui, à gauche du logo argenté d’Alitalia, une figure de la Sainte Vierge Marie, immortalisée par son porte-parole Greg Burke et partagée sur les réseaux sociaux. Du fond de l’appareil, les journalistes n’ont pu voir que sa calotte ou un bout de sa chasuble blanche dépasser du siège.

Près d’une demi-heure après le décollage, des larsens ont fendu le brouhaha des journalistes pour annoncer la prise de parole imminente du pape. Quelques secondes plus tard s’ouvraient les rideaux marron séparant l’avant de l’arrière de l’appareil, laissant apparaître la figure blanche.

Ce périple est un «voyage vers l’unité, a lâché le pape au micro. Désir d’unité», a-t-il ajouté télégraphiquement avant de remercier les journalistes pour leur travail à venir. Il s’est ensuite avancé dans la rangée pour saluer personnellement chacun d’entre eux. Certains lui ont glissé quelques mots à l’oreille, d’autres lui ont offert un cadeau – comme ce journaliste suisse avec sa boîte de chocolats locaux.

Une Suisse seulement «traversée»

Devant la presse suisse, il a raconté, sans entrer dans le détail, ses passages sur le sol helvétique. Lors de son séjour en Allemagne il y a une trentaine d’années, son visa lui imposait de sortir du pays. Il passait alors la frontière sud. Il reconnaît donc ne connaître la Suisse que «de passage». Derrière lui, son porte-parole a pris le soin de préciser, une fois que le pontife s’est éloigné, que ce dernier avait traversé la Suisse en voiture, lors d’un voyage en 1986 entre Francfort et Turin, dans le nord de l’Italie.

Peu avant l’atterrissage, la longue robe blanche a disparu derrière le rideau marron. Depuis le hublot, on apercevait les délégations prêtes à accueillir le pontife argentin. Le pèlerinage œcuménique du pape en terres protestantes pouvait commencer.

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