Alors que d’aucuns pensaient l’Europe incapable de s’entendre sur un plan de relance, le sommet de Bruxelles du 17 au 20 juillet a établi les fondations du plan européen. Sept cent cinquante milliards d’euros sont alloués à la relance dont 390 sous forme de subventions aux pays les plus vulnérables de l’Union – Italie et Espagne notamment, très durement touchés par l’épidémie et les mesures de confinement. Le plan inclut différents programmes, tous destinés à promouvoir des objectifs de long terme comme la transition numérique, énergétique ou l’amélioration des systèmes de santé. Avancée majeure (temporaire pour le moment) de cet accord, la dette sera directement émise par la Commission européenne. Nous assistons à l’éclosion des eurobonds.

Certes, cet accord a nécessité des concessions. Il n’en reste pas moins qu’il pourrait permettre au Vieux-Continent de relancer l’activité économique choquée par la pandémie de Covid-19. Le volume des plans de relance européens (nationaux et supranationaux) n’a désormais plus à rougir face au méga-programme américain. Pour preuve, les marchés des changes ont très favorablement accueilli l’accord et l’euro n’a cessé de gagner du terrain face au billet vert dans les jours qui ont suivi, jusqu’à atteindre 1,17 dollar lundi 27 juillet.