Le calendrier est malheureux. A la mi-mars, la presse anglo-saxonne a révélé que la Fédération européenne des négociants en énergie (EFET) a appelé des Etats et des banques centrales à la rescousse car ses membres, des fournisseurs en énergie, comme BP ou Shell, et des traders, dont les Genevois Vitol et Gunvor, craignent d’être à court de liquidités. Or on a appris en même temps que Vitol a dégagé l’an dernier un bénéfice de 4 milliards de dollars. D’autres traders suisses ont connu une année faste en 2021 et ont fait part d’emprunts bancaires inédits.