Rapport

Les vols retardés coûtent plus de 60 milliards de dollars aux compagnies

Les grèves, la météo et autres défaillances logistiques font perdre à l’industrie aéronautique environ 8% de son chiffre d’affaires annuel. Les nouvelles technologies et une concertation accrue entre professionnels du ciel pourraient enrayer le manque à gagner

C’est en passe de devenir le problème numéro un des compagnies aériennes. Largement devant la révolution «low cost», étant donné que les transporteurs à bas coûts sont également concernés. Les perturbations de vol (intempéries, aux grèves, aux catastrophes naturelles, aux urgences sanitaires, etc.) représentent chaque année plus 60 milliards de dollars de manque à gagner. Soit à peu près 8% du chiffre d’affaires de l’industrie aéronautique mondiale, à en croire une étude publiée cette semaine par le système de réservation et de distribution de billets d’avions Amadeus.

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Réaction en chaîne

«Pour la première fois, les pertes liées aux retards et aux annulations sont quantifiées. Vu l’importance des chiffres, il faut agir sans tarder. Peu importent les réductions budgétaires que subit déjà le secteur», résume le rapport réalisé par T2RL, une société de conseils informatiques spécialisée dans l’aérien.

L’étude constate que les perturbations de vol ont généralement pour origine un problème mineur. Mais que les conséquences sont virales et finissent par pénaliser tout l’écosystème du voyage (hôtellerie et restauration comprises). «Avec 7,3 milliards de passagers prévus d’ici 2034 – une croissance du trafic aérien d’environ 100% par rapport à aujourd’hui –, cet effet boule de neige risque de devenir ingérable», résume l’étude.

Limiter les dégâts

Comment s’en sortir? Grâce aux nouvelles réglementations ayant déjà permis de standardiser certaines procédures en cas d’avarie. Mais aussi via les nouvelles technologies. «L’offre toujours plus accrue de solutions pilotes indique qu’un bouleversement numérique se prépare», observe le rapport, qui en appelle à davantage de collaboration entre aéroports et fournisseurs de services aériens. Et T2RL de conclure: «A l’avenir, même les compagnies concurrentes vont travailler ensemble durant les périodes de perturbation.»

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