«Le groupe Vontobel a réalisé un bon résultat 2004», a déclaré jeudi Herbert J. Scheidt, président directeur de la banque zurichoise, en présentant les résultats du groupe. En excluant un produit net non récurrent de 31,8 millions pour l'exercice 2003, suite à l'accord passé avec les membres de la direction remerciés en 2001, le bénéfice net de la banque Vontobel augmente de 36%, à 95,3 millions de francs.

Selon le directeur général, les charges d'exploitation de 325,1 millions (+17%) s'expliquent entre autres par des investissements consentis pour renforcer la croissance et optimiser la structure des coûts. Concrètement, il s'agit tout d'abord d'un ensemble de mesures visant le développement de la «coopération élargie» avec la banque Raiffeisen, conclue en juin 2004. Une équipe a par exemple été mise en place pour seconder les conseillers à la clientèle de cette dernière dans leurs activités de placement. Ce programme d'investissement, dont Herbert Scheidt n'indique pas l'échéance, consiste aussi à moderniser et à centraliser la plateforme informatique de Vontobel. De même, l'accent est mis sur l'amélioration qualitative de l'activité de prospection du groupe, et ceci dans toutes ses unités d'affaires.

Concurrence féroce

L'augmentation de 10% du produit d'exploitation, à 472,8 millions, provient en partie de la progression de 19% des opérations de négoce, notamment des produits dérivés, à hauteur de 134,4 millions. Le résultat des opérations de commissions et des prestations de service se taille la part du lion à 289,8 millions, en hausse de 4%. Le «private banking» et l'«investment banking» ont contribué respectivement pour 200 et 400 millions à l'afflux net d'argent frais, pour des fonds sous gestion progressant de 4% à 48,9 milliards de francs.

Comme pour l'exercice précédent, la division Corporate Finance a présenté un résultat décevant, expliqué par les faibles volumes du marché et la concurrence des instituts de plus grande envergure profitant de leur position de force. Le président de Vontobel indiquait que le personnel de cette division va être adapté à l'évolution du marché, sans préciser de quelle manière.

Et la valse des dirigeants à la tête du groupe va se poursuivre. Le président du conseil d'administration, Peter Wagner, ancien directeur de Danzas, sera remplacé fin avril 2005 par Urs Widmer, un avocat qui a fait carrière dans la société de révision et de conseil ATAG Ernst & Young. Tandis que Heinrich Wegmann, directeur de la banque privée concurrente zurichoise IHAG, entrera au Conseil d'administration.