Aller en Chine pour un MBA devrait constituer un projet de plusieurs années dans ce pays, estime Dave Griesinger, de la Chambre de commerce suisse de Pékin. Pour ce diplômé récent de l’Université de Pékin (BiMBA), un tel programme permet d’acquérir un réseau de relations sur place. Un retour en Europe sitôt le diplôme acquis risque de dissoudre les contacts engrangés.

Mieux vaudrait donc avoir envie de vivre en Chine quelques années pour découvrir la culture et apprendre la langue. La qualité de vie n’est pas la même que celle des villes occidentales. Il faut notamment s’attendre à supporter une forte pollution, décrit Dave Griesinger. Les codes culturels diffèrent fortement. Il faudra donc faire preuve de tolérance et d’ouverture sur le monde.

Les programmes de MBA internationaux se recensent principalement à Pékin et à Shanghai, la grande ville des affaires. Il est impératif de venir sur place pour prendre la température, juge Dave Griesinger. Il est parfois possible d’assister à des programmes MBA durant une ou deux journées, afin de mieux se rendre compte de l’ambiance de l’école.

Les conditions d’obtention des visas et les procédures changent régulièrement. Il convient de bien se renseigner auprès des services consulaires chinois et de demander l’assistance des écoles. Les procédures administratives des établissements sont relativement simples, mais il faut parfois faire preuve de patience. Pour le logement, l’idéal est d’avoir un ­contact sur place, ou de venir préparer son séjour. Quant aux possibilités de suivre des cours de chinois, elles sont très nombreuses.