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Des touristes suisses sur une plage de Djerba à Tunis. 
© ZOUBEIR SOUISSI

Tourisme 

Les voyagistes suisses accusent une baisse de réservations

Les crises géopolitiques qui persistent dans de nombreux pays habituellement prisés des touristes dissuadent encore les clients suisses de se rendre à l'étranger

En dépit de chiffres encourageants pour 2017, la pression sur les prix et les marges se ressent chez les voyagistes suisses. En 2016, chaque agence a généré en moyenne 2,92 millions de francs de chiffre d’affaires, contre 3 millions l'année précédente. Le chiffre d’affaires moyen par collaborateur a également baissé de 0,97 à 0,88 million de francs, indique l'enquête de la Fédération suisse du voyage réalisée en collaboration avec l'Université de St-Gall et publiée mardi. Les honoraires de conseil stables et les efforts d'économies ont permis de maintenir les rendements.

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Mais la marche des affaires s'avère «juste satisfaisante», estime l'organisation. Les perspectives d’avenir à court terme demeurent mitigées, même si, comparé à l'année précédente, les 342 agences qui ont participé à l'enquête se montrent un peu moins pessimistes.

En Europe, et en Suisse, la situation économique laisse désormais espérer des temps meilleurs pour les voyagistes, même si les problèmes de sécurité qui persistent dans de nombreuses destinations phares dissuadent encore les touristes. En 2016, la situation géopolitique avait pénalisé la branche.

A l'approche des vacances d'automne, la demande vers l'Egypte, la Tunisie et la Turquie a notamment augmenté. La FSV constate que jusqu'ici, la situation géopolitique incite plutôt les clients à recourir aux services des agences de voyages pour organiser leurs vacances, ce dont profite la branche.

Des réservations précoces

En moyenne pourtant, les Helvètes entreprennent cette année 2,76 escapades de trois nuitées au moins, contre 2,8 l'an passé. Ils sont également un peu moins nombreux à partir: 82% des plus de 1000 personnes interrogées entreprennent au moins un voyage privé de trois jours par an, soit 2% de moins qu'en 2016.

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Toutefois, cette année, la part des Suisses qui réservent tôt a de nouveau sensiblement augmenté (+4%) par rapport à l’année précédente, montre le sondage de l'assureur Allianz Global Assistance publié en parallèle. Une personne sur deux (50%) réserve son voyage au moins deux mois à l’avance.

Car la crainte à l’égard des risques pour la sécurité a, elle aussi, sensiblement diminué sur la même période. Certes, plus de la moitié (51%) des personnes interrogées ont peur de troubles éventuels et du terrorisme en voyage, mais c'est 4% de moins qu'il y a un an.

Un voyage personnalisé

La fréquence des réservations «physiques» dans une agence de voyage reste quant à elle stable. Un Suisse sur deux se rend au moins une fois par an dans une agence.

La tendance aux voyages individuels se poursuit, surtout parmi la tranche d'âge 26-39 ans et les personnes à hauts revenus. Les répondants sont désormais 69% (+2% comparé à 2016) à privilégier cette formule, tandis que 23% (-2%) préfèrent les voyages à forfait. Pour 18% des participants (+4%), la spécialisation ou les offres modulaires constituent un critère dans le choix de l'agence.

Sur Internet, les réservations directes et via des plates-formes d'économie collaborative ont aussi le vent en poupe. Plus de deux tiers (67%, soit 3% de plus qu'en 2016) s'adressent directement au prestataire, par exemple un hôtel. La part de ceux qui recourent aux plates-formes - telles que Airbnb ou HomeAway - a progressé à 12%, (+3%).v

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