Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
L’application met à disposition de ses utilisateurs plus de 130 filtres capables de donner à des photos numériques l’apparence de la pellicule.
© VSCO

Technologies

VSCO, l’anti-Instagram

L’application, qui permet d’éditer et de partager ses photos, séduit un nombre grandissant de jeunes utilisateurs. VSCO se concentre sur la créativité de ses abonnés

Comme Instagram, VSCO (prononcez «Visco») permet de partager des photos en ligne. Mais les deux applications ne jouent pas encore dans la même catégorie. Instagram, géant des réseaux sociaux, revendique un milliard d’utilisateurs. VSCO X, un service à 19,99 dollars par an (19,80 francs), cumule un million de clients depuis son lancement début 2017.

Avec une croissance qui pourrait atteindre trois chiffres en 2018, VSCO (pour Visual Supply Company) ne se définit pas forcément comme un réseau social. Le magazine Fast Company décrit même l’application comme «l’anti-Instagram». Elle se passe par exemple des «mesures de vanité» (likes, commentaires ou nombre de followers) qui transforment parfois son concurrent en concours de popularité. La priorité pour la firme installée à Oakland reste la photographie. «Notre mission est d’équiper, d’éduquer et d’inspirer tous ceux qui cherchent à exploiter leur potentiel créatif», affirme son site.

130 filtres disponibles

Dans sa version payante, l’application met à disposition de ses utilisateurs plus de 130 filtres, souvent de meilleure qualité que ceux d’Instagram et capables de donner à des photos numériques l’apparence de la pellicule. Ils se situent en bas de l’écran. L’utilisateur les fait défiler, clique sur celui qui l’intéresse et voit en temps réel l’effet sur sa photo au centre de l’écran. Assez simple dans l’ensemble même s’il faut un peu de temps pour apprivoiser l’étendue des possibilités.

Surtout que VSCO X propose également une série d’outils d’édition. L’utilisateur peut modifier entre autres l’exposition, le contraste, la taille de l’image, sa netteté, sa clarté ou la saturation. La fonction Recipes permet même de créer et d’enregistrer ses propres filtres.

VSCO a développé des tutoriels et autres tips pour aider ses utilisateurs à progresser. Des leçons en ligne qui vont des connaissances de base (la balance des blancs) à des techniques plus pointues (comment photographier des feux d’artifice). De nouveaux tutoriels et de nouveaux filtres sont ajoutés régulièrement. En début d’année, VSCO a par exemple créé trois filtres inspirés du film d’animation L’île aux chiens de Wes Anderson.

Un avenir prometteur

Malgré la multitude d’applications gratuites sur le marché, le prix de VSCO X ne l’empêche pas de gagner en popularité chaque jour. Cette croissance prouve «que notre communauté trouve de la valeur dans ce que l’on est en train de construire», se félicite Joel Flory, ancien photographe de mariage qui a cofondé l’application en 2011.

«Nous avons créé ce produit pour nous-mêmes mais nous réalisons que nous ne faisons plus partie de son cœur de cible», confiait-il récemment au site Business Insider. D’après les données de VSCO, trois quarts de ses utilisateurs seraient issus de la génération Z, celle née au milieu des années 1990 et au début des années 2000.

Avec une centaine d’employés et 70 millions de dollars déjà levés, VSCO continue de grandir. Une ancienne cadre de Nike et une autre de Facebook ont rejoint les rangs de cette entreprise qui gagne de l’argent, contrairement à tant d’autres dans la Silicon Valley. L’un de ses services les plus prometteurs, Connect, vise une clientèle d’affaires.

Grâce à son outil d’intelligence artificielle surnommé Ava, VSCO assure pouvoir trouver les photographes de son réseau correspondant aux besoins spécifiques d’une entreprise. PowerBar a déjà fait appel à ce service, nettement moins coûteux qu’une agence spécialisée. Le fabricant de barres énergétiques a soumis un descriptif de sa future campagne publicitaire. Ava aurait alors repéré des photographes en s’appuyant sur des considérations esthétiques mais aussi sur l’émotion suscitée par leur travail. Pour les photographes du monde entier (80% des utilisateurs se situent en dehors des Etats-Unis, notamment en Chine où Instagram est bloqué), VSCO offre une opportunité supplémentaire de se faire connaître.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)