L’«oracle d’Omaha», au bénéfice d’une fortune de 74 milliards de dollars, soit l’une des plus élevées au monde, a fait campagne pour Hillary Clinton et a exigé de Donald Trump qu’il publie ses impôts. Mais depuis l’élection du candidat républicain, son opposition au nouveau président ne l’a pas empêché d’acheter massivement des actions, selon l’agence Bloomberg. Il n’est de loin pas le seul puisque la bourse s’est fortement appréciée depuis le début de novembre, à l’inverse de toutes les prévisions des analystes.

A travers son véhicule d’investissement, Berkshire Hathaway, le milliardaire a acheté pour 12 milliards de dollars de titres depuis cette date, ainsi qu’il l’a déclaré au journaliste TV Charlie Rose. Il n’a toutefois pas indiqué de quelles actions il s’agissait. Le portefeuille de la société de participations valait 102 milliards de dollars à la fin septembre 2016.

Il n’en demeure pas moins que, malgré ses achats, Warren Buffet reste sceptique à l’égard du programme du nouveau président. Il ne croit pas qu’il puisse assurer la croissance économique promise de 4%. A son avis, «2% produiraient déjà des miracles», a-t-il indiqué.

Pertes dans l’aérien

L’Oracle d’Omaha s’est illustré ces derniers mois par ses nombreuses acquisitions d’actions de compagnies aériennes, qu’il s’agisse d’American Airlines, Delta Airlines, United Continental ou Southwest Airlines, note l’agence Bloomberg. Or ce sont ces valeurs qui souffrent fortement cette semaine depuis les limitations à l’immigration annoncées par Donald Trump. L’indice des compagnies aériennes a perdu 4,3% lundi. American Airlines a même perdu plus de 6%.

Cette semaine, les investisseurs auront le regard fixé sur les résultats des géants de la technologie. Apple, Facebook et Amazon publient en effet leurs résultats annuels.

Warren Buffett a acheté plus d’un milliard de dollars d’actions Apple l’an dernier. Pour les analystes, c’était la preuve que le groupe californien avait gagné le statut de «value stock», c’est-à-dire d’une action de société au bénéfice d’un flux de trésorerie stable et régulier.