Les Etats-Unis ont officiellement accusé lundi la Corée du Nord d'être à l'origine de la cyberattaque mondiale WannaCry. Celle-ci avait affecté en mai dernier quelque 300 000 ordinateurs dans 150 pays.

«L'attaque a été étendue et a coûté des milliards. La Corée du Nord en est directement responsable», déclare Tom Bossert, conseiller du président Donald Trump à la sécurité intérieure, dans un texte publié lundi soir par le Wall Street Journal.

«La Corée du Nord a particulièrement mal agi, de manière quasi incontrôlée, pendant plus de dix ans et son comportement malveillant est de plus en plus flagrant», ajoute-t-il. «Nous ne portons pas ces accusations à la légère. Elles reposent sur des preuves.»

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La Maison-Blanche devrait suivre mardi avec une déclaration officielle qui montrera du doigt le régime communiste de Kim Jong-un, dit-on de source autorisée. En octobre, le gouvernement britannique avait déjà accusé la Corée du Nord d'être à l'origine de cette cyberattaque, qui avait notamment mis à mal le service public de santé britannique (NHS).

Une responsabilité niée par Pyongyang

Le gouvernement américain a établi avec un «très haut niveau de certitude» qu'une entité de piratage du nom de Lazarus Group (groupe Lazare) qui travaille pour le compte du gouvernement nord-coréen, a mené l'attaque WannaCry, indique-t-on sous le sceau de l'anonymat.

Le groupe Lazare est généralement considéré par les spécialistes comme étant responsable du piratage, en 2014, de Sony Pictures Entertainment, qui a détruit des fichiers du groupe japonais de cinéma et rendu publiques des communications internes à l'entreprise, ce qui a eu pour conséquence le départ de plusieurs responsables. La Corée du Nord a nié à plusieurs reprises être responsable de WannaCry et dénoncé une campagne de dénigrement.

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Le 12 mai, une attaque informatique lancée via le logiciel malveillant surnommé WannaCry avait affecté des centaines de milliers d'ordinateurs dans le monde, paralysant, outre les services de santé britanniques, des usines du constructeur automobile français Renault, la compagnie téléphonique espagnole Telefonica ainsi que la compagnie américaine de distribution des colis FedEx. Ses auteurs réclamaient une rançon pour débloquer les appareils.

Certains chercheurs estiment que WannaCry a été déployé par erreur par la Corée du Nord alors que les hackers étaient en train de développer le code. Le responsable américain interrogé par Reuters n'a pas dit si les Etats-Unis étaient capables de voir si l'attaque était ou non délibérée.