Comme prévu, la cotation et le premier jour de négoce du groupe pétrolier américain Weatherford à la Bourse suisse auront lieu le 17 novembre, a annoncé vendredi SIX Swiss Exchange. L’action pourrait entrer dans l’indice Swiss Market Index (SMI) dès mars prochain.

Après Transocean, une nouvelle société américaine active dans les services pétroliers va ainsi faire son entrée à la Bourse suisse. Weatherford, qui emploie plus de 50’000 collaborateurs, visait directement une cotation au sein de l’indice des valeurs vedettes SMI. SIX Swiss Exchange a toutefois décidé de n’admettre dans un premier temps le titre que dans l’indice élargi Swiss Performance Index (SPI). Candidat au SMI

Pour autant que l’action atteigne au minimum le 15e rang pour le SMI (20 valeurs) et le 20e rang pour le Swiss Leader Index (SLI/30 valeurs dont celles du SMI) sur la base des chiffres d’affaires du carnet d’ordres et de la capitalisation boursière moyenne sur les trois mois de décembre, janvier et février, elle pourra être admise à titre exceptionnel dans ces indices dès la fin mars 2011, soit après la date d’échéance d’Eurex (18 mars).

Le groupe américain originaire de Houston, au Texas, mais dont le siège international se trouve à Genève, figure au rang des plus importantes entreprises dans le secteur des services pétroliers, notamment dans le forage. Déjà coté à la Bourse de New York, Weatherford International affiche une capitalisation boursière de 13,9 milliards de dollars (13,4 milliards de francs).

Transocean, à titre exceptionnel, était directement entré dans les valeurs vedettes du marché helvétique en avril, pratiquement au même moment où sa plateforme pétrolière explosait dans le Golfe du Mexique. Compte tenu des critères demandés, Weatherford occuperait actuellement le 13e rang du SMI en terme de capitalisation boursière.

Grosse pointure pétrolière

La société génère plus de 75% de ses revenus hors Etats-Unis. Au premier semestre 2010, Weatherford a dégagé un chiffre d’affaires net de 4,77 milliards de dollars, contre 4,25 milliards de dollars un an auparavant.

Mais l’entreprise a essuyé une perte nette de 66,57 millions de dollars, contre un bénéfice de 206,78 millions de dollars à fin juin 2009, en raison d’ajustements de valeurs sur des options émises dans le cadre de l’acquisition de TNK-BP Oil Field Services.