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Financement

Wecan.fund propose une alternative au prêt bancaire

La nouvelle plateforme genevoise de «crowdlending» permet aux particuliers de prêter aux PME. Les dix premières start-up ont été sélectionnées

Wecan.fund propose une alternative au prêt bancaire

Financement La nouvelle plateforme genevoise de «crowdlending» permet aux particuliers de prêter aux PME

Les dix premières start-up ont été sélectionnées

Une nouvelle plateforme de financement participatif sera lancée aujourd’hui. Elle ne fait pas appel aux dons pour soutenir la création d’un bar ou le lancement d’un livre en échange de petits cadeaux, comme le fait, par exemple, la plateforme zurichoise WeMakeIt ou l’américaine Indiegogo. Elle ne cherche pas à démocratiser l’accès au capital-risque comme le propose Investiere ou Bee Invested, une plateforme lancée en avril dernier.

Le nouvel acteur, nommé Wecan.fund, propose aux particuliers d’octroyer des prêts directement aux entreprises. «C’est ce qu’on appelle du «crowdlending», à savoir une solution alternative au prêt bancaire traditionnel. Les particuliers peuvent, par ce biais, soutenir l’économie réelle en prêtant directement aux entreprises de leur choix. Ils reçoivent en contrepartie un intérêt compris entre 2,9 et 10,9%», note Vincent Pignon, chercheur à la Haute Ecole de gestion de Genève (HEG) et initiateur du projet. La plateforme genevoise, fruit d’un partenariat avec le service de transfert technologique Unitec et la HEG Genève, est lancée aujourd’hui à l’occasion de la journée Aideas, dédiée aux start-up et aux organismes de soutien aux entrepreneurs.

Wecan.fund s’adresse aux entreprises qui recherchent des fonds compris entre 5000 et 1 000 000 de francs. Comment fonctionne la plateforme? La société indique le montant qu’elle souhaite obtenir et en combien de mois elle prévoit de rembourser la somme empruntée. En parallèle, elle doit transmettre des informations financières sur son entreprise. «Grâce aux algorithmes que nous avons développés, une analyse du risque est effectuée en amont. Ces algorithmes peuvent traiter plus de 24 millions de données, ce qui nous permet de faire une proposition de financement en quelques minutes seulement. Si le projet est accepté, sa mise en ligne est assurée en 48 heures. La société saura si elle peut emprunter et à quel taux», explique Vincent Pignon. Elle pourra dès lors soumettre son dossier.

Wecan.fund espère se démarquer de son concurrent Cashare, une plateforme suisse alémanique de «crowdlending». Chez Ca­share, le taux d’intérêt est fixé aux enchères. «Prêter aux entreprises n’est pas dénué de risques. Toutefois, notre plateforme offre des solutions performantes et robustes en termes de sécurité», affirme Jean Respen, administrateur et responsable de la technologie de Wecan.fund.

Les sociétés présentes sur le site ne sont pas nécessairement des entreprises qui se sont vu refuser un prêt bancaire traditionnel. «Passer par notre plateforme leur offre une visibilité qu’elles n’auraient pas eue en contactant les établissements bancaires. Wecan.fund est aussi un outil marketing qui permet de se faire connaître», explique Jean Respen.

Une fois la campagne lancée, les sociétés auront trois jours pour trouver le financement souhaité. Toutefois, pour le lancement de la plateforme, l’entrepreneur bénéficiera d’un délai prolongé à trente jours.

Quant aux prêteurs, Wecan. fund espère séduire non seulement les particuliers mais également les entreprises qui souhaitent placer une partie de leur trésorerie et des institutionnels. La spin-off de la HEG prévoit en outre de se rémunérer en prenant une commission, comprise entre 4 et 6%, si l’opération aboutit. Cela correspond aux commissions prises par les plateformes concurrentes.

Dix start-up ont déjà été sélectionnées, à l’exemple de Cherry Checkout, qui propose un concours-loterie sur les sites d’e-commerce, de Studybox, une start-up qui valorise les travaux d’étudiants ou de Jobhorizon, un site de recrutement. A plus long terme, la plateforme espère pouvoir proposer aux investisseurs une nouvelle entreprise par jour. «Nous visons entre 50 et 100 sociétés la première année», prévoit Jean Respen.

Qu’en est-il de la réglementation pour ce type de plateforme? «Les prêteurs doivent uniquement posséder un compte bancaire en Suisse. En outre, les entreprises pourront emprunter le montant souhaité à 20 investisseurs au maximum», précise Vincent Pignon.

«Notre plateforme offre une visibilité que les PME n’ont pas en contactant les banques»

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