«Attention, cinq hélicoptères vaporiseront ce soir du désinfectant pour lutter contre le coronavirus.» Ce message, complètement erroné, fait partie des centaines de fausses informations qui circulent depuis des jours sur WhatsApp. Le service de messagerie appartenant à Facebook est submergé de tels messages, que s’échangent ses membres accompagnés de «Tu as vu?» ou de «Incroyable, non? on nous cache tout» terriblement navrants.

WhatsApp n’a pas accès aux messages échangés, car ils sont complètement chiffrés. C’est une bonne chose pour préserver la vie privée des utilisateurs. Mais cela montre aussi à quel point les responsables du service sont désarmés face à la transmission ultra-rapide de fausses informations. WhatsApp tente d’agir: il finance des vérificateurs d’informations et les utilisateurs peuvent leur transférer des messages suspects. Mais qui le fait? Et qui connaît l’existence de ces vérificateurs?

WhatsApp met aussi en avant les services officiels de santé sur Facebook, avec des liens permettant de correspondre, via WhatsApp, avec eux. Mais nul doute que peu d’internautes le font.

Le service de Facebook doit trouver des moyens plus efficaces de lutter contre les fausses informations. Sinon, il est possible que les autorités augmentent la pression à son encontre.