C’est une croissance vertigineuse. La semaine dernière, Facebook annonçait que WhatsApp avait franchi le cap des 2 milliards d’utilisateurs. L’application gratuite de messagerie sur smartphone avait passé la barre du milliard d’utilisateurs en 2016, puis celle du 1,5 milliard deux ans plus tard. A titre de comparaison, Instagram – aussi propriété de Facebook – compte un peu plus de 1 milliard d’utilisateurs alors que Facebook lui-même en revendique 2,5 milliards.

Lancée en 2011 et rachetée par Facebook en 2014 pour 22 milliards de dollars, WhatsApp n’a aucun égal sur le marché des messageries, pourtant bien encombré. Que ce soit Telegram, Signal, Viber ou WeChat au niveau international, aucune de ces applications n’a réussi à lui faire de l’ombre. Ces dernières années, le service s’est développé par petites touches: introduction des appels vocaux, vidéo, amélioration des discussions de groupe… Des changements effectués de manière incrémentale et souvent copiés par ses concurrents. C’est surtout l’explosion initiale du nombre d’utilisateurs qui a fait la force de WhatsApp, provoquant un effet boule de neige qu’aucun autre service n’a pu rattraper.