Combien pèse aujourd’hui Sony sur le marché des smartphones? Presque rien, au point que le fabricant japonais est sorti depuis des années des classements réalisées par les sociétés de recherche. Depuis octobre 2011, Sony Ericsson a disparu, la société japonaise ayant racheté à son partenaire suédois dans la coentreprise. Sony Mobile vit depuis sa propre vie, avec beaucoup de discrétion. Le fabricant de smartphone, qui vendait encore 100 millions de téléphones il y a dix ans, n’en écoule aujourd’hui plus que le tiers chaque année. Mais ce n’est pas faute d’essayer: sur le site suisse de Sony Mobile, plusieurs dizaines de modèles sont actuellement présentés, du XA au M4 Aqua, en passant par le M5 et le Z2. Nous avons choisi de tester un modèle sorti cet été, le Xperia X, dans la gamme milieu – haut de gamme. Depuis, Sony a sorti le modèle Xperia X Performance, un peu plus puissant.

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La première impression donnée par le Xperia X est positive. L’appareil offre certes un design ultra-classique, mais les matériaux utilisés donnent satisfaction, avec notamment un dos en aluminium loin du plastique souvent utilisé par Samsung pour ses smartphones. Ses dimensions sont très légèrement supérieures à celle d’un iPhone 6S, avec une largeur de 6,9 cm, une hauteur de 14,3 cm et une épaisseur de 0,77 cm. Il pèse 153 grammes, ce qui est acceptable. On apprécie ses bords légèrement arrondis, assurant une bonne prise en main. L’écran est de qualité, avec un nombre de pixels par pouce (423) sensiblement plus élevé que l’iPhone 6S (326). La luminosité est bonne.

Boutons mal placés

Sony a eu la bonne idée de créer un même emplacement pour la carte SIM et la carte microSD. Par contre, quelle idée étrange d’avoir placé le bouton marche/arrêt au milieu du bord droit, et surtout les boutons du volume en dessous – ils sont du coup difficilement atteignables. Par contre, on apprécie que le bouton de déclenchement de l’appareil photo soir placé en bas à droite, ce qui le place en haut à droite lorsque l’on tient l’appareil à l’horizontal. Le lecteur d’empreinte, fusionné avec le bouton marche/arrêt, fonctionne extrêmement bien.

A l’intérieur, le système Android (version 6.01), sans surprise, qui tourne bien sur ce téléphone puissant. Les applications, même les plus gourmandes, fonctionnent de manière fluide et Sony a eu le bon goût d’ajouter une surcouche graphique très légère. Le point fort de cet appareil, selon Sony, est son capteur photo, doté d’une résolution de 23 millions de pixels. Le résultat est bon et Sony place le Xperia X parmi les meilleurs photophones du marché. Mais si les clichés sont rapidement pris, leur enregistrement est un peu lent. Par contre, on apprécie la résolution de la caméra avant (13 millions de pixels), qui ravira les amateurs de selfies.

499 francs sans abonnement

Côté autonomie, Sony promet une durée de deux jours en utilisation normale. Mais en réalité, l’appareil devra être rechargé à la fin de la première journée, comme l’écrasante majorité des smartphones actuels.

Le modèles Xperia X offre ainsi certains avantages, mais honnêtement aucun qui le distingue de manière claire de ses concurrents. Et c’est un regret: vu sa petite taille sur le marché, Sony aurait dû être plus original et oser davantage. Le: ce modèle coûte 499 francs (hors subvention) pour un appareil doté d’une mémoire de 32 Go (bien sûr extensible via une carte).