Le refus in extremis, dimanche, de la loi CO2 n’y changera rien. A l’échelle globale, une course effrénée à la réduction des émissions carbone est lancée. Dans le privé, on ne compte plus les annonces du genre. Tandis que dans le public, le total des pays qui ont annoncé un objectif zéro carbone représente quelque 70% du PIB mondial.

Si l’économie suisse appelle déjà à une alternative, c’est parce que les entreprises veulent un cadre. Elles ont besoin de savoir où et comment investir pour parvenir à l’objectif auquel elles doivent contribuer. Elles veulent aussi pouvoir rester compétitives. Oui, les enjeux sont environnementaux. Mais ils sont aussi économiques. Celui qui n’en est pas aujourd’hui, ou qui en sera trop tard, sera pénalisé. Le groupe de réassurance Swiss Re a calculé qu’un statu quo coûterait 10% de PIB mondial, d’ici à 2050.