La start-up lausannoise Yalty est parvenue à décrocher des fonds pour accélérer le développement de sa plateforme de gestion des ressources humaines. «Nous avons trouvé 800 000 francs supplémentaires auprès de notre actionnaire existant Loyco mais aussi auprès de Maxime Morand, un spécialiste en RH. Désormais, notre société est valorisée à 1,8 million de francs», estime Nadine Cuany, co-fondatrice et directrice de Yalty.

Cette start-up qu’elle a fondée avec Yann Lugrin, directeur technique, a été lancée grâce à Loyco, une société genevoise qui offre des services d’externalisation en assurances, ressources humaines, comptabilité, fiscalité ou gestion des risques. Elle cherchait une solution adaptée aux PME.

Dans de nombreuses petites entreprises, le poste de responsable des ressources humaines n’existe pas. La gestion des collaborateurs est assurée par le patron qui ne possède pas toujours les connaissances en droit du travail. «Nous proposons aux dirigeants de PME de se concentrer sur leur activité pendant que nous organisons la gestion administrative de leurs employés», explique Nadine Cuany, âgée de 29 ans.

Plateforme gratuite

Sa start-up peut déjà compter sur l’intérêt de 250 entreprises qui ont toutes moins de cinquante employés et qui sont originaires de toute la Suisse romande. «Leurs employés utilisent l’application gratuite pour automatiser certains processus administratifs contraignants, comme l’enregistrement du temps de travail, les maladies ou les départs en vacances. Nous améliorons sans cesse la plateforme en fonction de leurs besoins et leurs attentes.»

Installée dans l’espace de coworking mis à disposition par Mass Challenge dans les anciens Ateliers de la Ville de Renens, la jeune entreprise, fondée en 2015, compte déjà 12 collaborateurs. Petit à petit, Yalty prévoit d’introduire des services supplémentaires payants, à l’exemple de statistiques sur l’absentéisme, du traitement des heures supplémentaires ou de la préparation des fiches de salaires.

«Nous voulons offrir des services à la carte. Nous espérons enregistrer nos premiers revenus d’ici la fin de l’année», prévoit Nadine Cuany, titulaire d’un master HEC en finance internationale. Elle espère à moyen terme convaincre près de 12 000 entreprises, dont 2000 pourraient se transformer en clientes de Yalty.