Une monnaie sous influence

Longtemps, le yuan n’était disponible que sous forme de certificat pour les étrangers. Mais, en 2001, la Chine rejoint l’Organisation mondiale du commerce et indexe sa monnaie au dollar. Ce n’est qu’en 2005 qu’est introduite une bande de fluctuation dans laquelle le yuan évolue librement.

Depuis 2006, la Banque populaire de Chine (BPOC) redéfinit chaque jour, en fonction des échanges de la veille, un nouveau cours pivot. Dans la majeure partie des cas, le yuan s’étant apprécié, la BPOC doit émettre des yuans pour les revendre (à l’image de la BNS avec le franc).

C’est ainsi que la Chine s’est constitué, en rachetant surtout des dollars, les plus grandes réserves de changes du monde. Jusqu’en 2012, la fourchette de tolérance était limitée à 0,5%, par rapport au pivot. Dès 2012, elle s’est élargie à 1%. Puis à 2%, au printemps dernier. Ces trois derniers jours, les dévaluations ont consisté à réduire le niveau du cours pivot, sans tenir compte des fluctuations de la veille.