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La marque n’est toujours pas rentable. Mais, après les 30 millions de francs de pertes sur l’année 2016, le millésime 2017 s’est révélé meilleur que prévu.
© GEORGIOS KEFALAS/Keystone/AP

Horlogerie

Zenith entrevoit l’équilibre

Le nouveau capitaine Julien Tornare réoriente la marque du groupe français LVMH. Il finit de monter son équipe de cadres et concentre ses efforts sur ses marchés clés, dont fait partie la Chine

C’est assez rare pour le souligner. Contrairement à toutes les autres marques horlogères présentes à Bâle, chez Zenith, on donne des chiffres. Alors bien sûr, le nouveau patron Julien Tornare, rencontré jeudi, n’ouvre pas ses livres de comptes aux journalistes. Mais il dévoile quelques éléments intéressants.

D’abord, non, la marque n’est toujours pas rentable. Mais, après les 30 millions de francs de pertes sur l’année 2016 (une estimation jamais confirmée par l’entreprise), le millésime 2017 s’est révélé meilleur que prévu. «Pour la première fois depuis cinq ans, mon comité de direction a pu toucher ses bonus à 100%, note ainsi Julien Tornare. Ce qui, au sein d’un groupe coté en bourse comme le nôtre, est la preuve que l’on a réussi à atteindre nos objectifs…» Est-ce que Zenith prévoit de sortir des chiffres rouges cette année? «Il ne manque pas grand-chose, mais ce n’est pas ce qu’on attend de moi pour 2018», précise-t-il.

Lire aussi: En difficulté, Zenith sera pilotée par Julien Tornare (18.04.2017)

Le service après-vente au comité de direction

Autre question délicate: le taux de retour au service après-vente. Longtemps un problème pour la manufacture sise au Locle (NE), les processus de fiabilisation des montres semblent avoir été complètement repensés. «Cela a pu être un problème par le passé, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Pour la Defy 21, par exemple, nous sommes à 6%, ce qui est tout à fait raisonnable», assure Julien Tornare. Il a également fait entrer Laurent Cantin, directeur qualité et service après-vente de Zenith, à son comité de direction. «Pour montrer que je voulais mettre l’accent là-dessus.»

Côté ressources humaines, le patron nommé par Jean-Claude Biver en mai dernier dit avoir fini de constituer son équipe. Notamment en Chine, sa priorité. «Sur les cinq personnes en place, j’en ai nommé trois. Dont le numéro un, Charlie Lai, un ancien de Vacheron Constantin», poursuit Julien Tornare. Il a également revu ses effectifs au Moyen-Orient et aux Etats-Unis. Autre nouveauté, Zenith travaille étroitement avec les équipes du groupe horloger de LVMH, son propriétaire, sur les questions de recherche et développement. Au total, sur les marchés internationaux, la marque à l’étoile emploie aujourd’hui 60 personnes.

Lire aussi: Jean-Claude Biver: «Je ne suis pas comme un médecin qui traiterait tout le monde de la même manière» (23.03.2017)

Le Locle, pas si rebutant

Au siège du Locle, ils sont 206 précisément. «J’avais surestimé le problème de faire venir les gens au Locle, reconnaît Julien Tornare. Car c’est loin des grands axes, certes, mais le projet que l’on a pour la marque a facilité le recrutement…» Notamment dans la direction marketing, où Clarisse Desgeorge (ex-Bell & Ross) a rejoint le navire.

Dernier chiffre: 434. Soit le nombre d’événements organisés par Zenith en 2017. Autrement dit, un toutes les vingt heures. Un marathon de visibilité destiné à relancer la marque, qui se poursuit d’ailleurs à la foire horlogère bâloise. «Mon équipe a organisé 529 rendez-vous avec la presse, dont 50 interviews pour moi», dénombre le directeur. Il n’en reste maintenant plus que 49.

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