Horlogerie

Zenith ferme sa boutique de Genève

La marque en main du groupe de luxe LVMH poursuit sa restructuration en fermant trois de ses onze boutiques en propre

Nouvelle étape dans la restructuration de Zenith. La marque horlogère, réputée notamment pour sa manufacture locloise et son calibre El Primero, a décidé de fermer trois des onze boutiques qu’elle exploite en propre dans le monde. Le magasin de Genève en fait partie, a appris «Le Temps». Les trois employés touchés par cette décision, confirmée mardi par le directeur de Zenith Aldo Magada, ont déjà retrouvé une place de travail – à l’intérieur ou non du groupe.

«Nous devons nous recentrer sur certains combats», détaille Aldo Magada par téléphone. La marque, qui réalise, selon son directeur, 90% de son chiffre d’affaires grâce à des franchises, ne veut plus supporter le coût de boutiques en propre qui sont «soit mal situées, soit trop grandes, soit trop petites».

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En tirant le rideau sur Genève, une boutique dont la visibilité est jugée «extrêmement mauvaise» malgré son emplacement à la rue du Rhône 35, Zenith fermera mi-août son unique point de vente en propre de Suisse. Le patron ne communique pas encore les emplacements des deux autres magasins qui devraient fermer d’ici à 2017 car les employés n’ont pas encore été informés. Les échoppes basées au Japon, à Hongkong et en Chine seront préservées.

15 emplois supprimés, aucun licenciement

Avec ces fermetures, c’est une nouvelle page de la restructuration de la marque en mains du groupe de luxe LVMH qui se tourne. Depuis quelques mois, Zenith est déjà en train de revoir à la baisse le nombre de ses références. «Notre collection était presque trop importante pour être comprise par le consommateur», se défend l’ancien de Breitling ou d’Omega arrivé aux commandes de Zenith au printemps 2014.

Cela passe également par une restructuration des capacités industrielles – la société possède une grande manufacture sur les hauteurs du Locle qui emploie 210 personnes. «Nous aurons au total une baisse d’effectifs d’une quinzaine de collaborateurs, mais aucun licenciement. Car il y aura des transferts à l’intérieur de la division», relève Aldo Magada. Par exemple, dans la fabrique chaux-de-fonnière de TAG Heuer qui, avec Hublot et Zenith, compose la division horlogère de LVMH.

Outre l’environnement conjoncturel difficile, la marque au logo étoilé rencontre aujourd’hui trois problèmes principaux. D’abord, un manque de notoriété: «Tout le monde croit connaître Zenith car c’est un nom courant. Mais peu de gens savent réellement ce que nous faisons», explique Aldo Magada. Ensuite, l’image de marque. Surtout connue pour son calibre El Primero (premier chronographe à remontage automatique de l’histoire, lancé en 1969), Zenith est «reconnue comme un motoriste, mais devrait mieux positionner ses produits finis par rapport au public». Enfin, sa distribution, qui n'est «pas assez bien définie», reconnaît Aldo Magada.

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