La société américaine Zimmer, en concurrence avec l'anglaise Smith & Nephew pour la reprise de Centerpulse, affiche des résultats remarquables pour le deuxième trimestre. Son bénéfice net a progressé de 35%. Son PDG, Ray Elliott, saisit l'occasion pour affirmer que les actionnaires de Centerpulse auraient vraiment avantage à accepter son offre.

La Commission fédérale des banques, autorité de surveillance des marchés boursiers, vient d'invalider définitivement les clauses de l'accord préalable liant les principaux actionnaires de Centerpulse à l'offre de Smith & Nephew. Tous les propriétaires de titres Centerpulse sont donc libres de choisir l'offre qui leur paraît la meilleure.

Zimmer a toujours l'avantage, en offrant un montant total à concurrence de 4,1 milliards de francs, mais Smith & Nephew, qui a offert 3,38 milliards, a demandé mercredi à ses actionnaires l'autorisation de surenchérir. C'est dans ce contexte que Zimmer se fonde sur ses excellents résultats pour répéter que son offre présente de meilleures garanties pour l'avenir de Centerpulse.

Dépassant les attentes des analystes, le bénéfice trimestriel est monté à 45 cents par action et les ventes ont progressé de 345,6 millions à 411,1 millions de dollars. Les attentes pour l'année ont été corrigées vers le haut.

Ray Elliott souligne une fois de plus que la complémentarité avec Centerpulse est presque parfaite, aussi bien en matière de produits que géographiquement. Il ne se prononce par sur ce que fera Zimmer en cas de surenchère de Smith & Nephew.